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  • : Et si notre réponse au pic du pétrole, aux changements climatiques et aux crises économiques ressemblait plus à une fête qu'à une marche de protestation ?
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logo-transition-network.gifAth en Transition fait partie du Transition Network, avec plus de 1100 villes et territoires dans le monde. C'est une progression extraordinaire que le mouvement citoyen et mondial de la transition connaît depuis la fin 2006.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 08:00

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Les initiatives de transition ne se préoccupent pas uniquement du pic du pétrole. Les changements climatiques, les crises du système économique et l'érosion de la biodiversité sont aussi au centre des inquiétudes. Les projets de transition veulent développer des alternatives positives au mode de vie actuel, dont le fonctionnement entraîne un épuisement de plus en plus rapide des ressources naturelles, sans pour autant développer le bien-être... Alors, qu'est-ce qui nous retiens de changer ?

 

Nous vous présentons ici un article au sujet d'une étude concernant les écosystèmes et la biodiversité. Cette étude nous montre, une fois de plus, que le moment n'est plus aux doutes, mais à la mise en oeuvre collective d'alternatives positives pour nous et pour les 'écosystèmes. Bâtir la résilience est la priorité.

 

L'accélération de la perte de biodiversité

En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes terriens vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.

Un complément d'information :

La fin de la planète en 2100 ?, par Audrey Gadric, journaliste au Monde.fr

Dans un article récemment publié dans Nature, les auteurs examinent l'accélération de la perte de biodiversité, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l'interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical dans le bilan énergétique global. Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l'apparition d'un état planétaire de seuil ou encore d'un point de basculement. Si cela s'avérait exact, ce que les auteurs prédisent pour le siècle en cours, les écosystèmes de la planète, en l'état de connaissances actuelles, pourraient rapidement et irréversiblement s'effondrer.

 

"Le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans, lorsque notre planète est passée de l'âge de glace, qui a duré 100.000 ans, à un état inter glacial", dit Arne Mooers, professeur de biodiversité à SFU. "Alors, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C'est comme passer de l'état de bébé à l'âge adulte en moins d'une année. Et la planète est en train de changer encore plus vite aujourd'hui".

 

"Il y a une probabilité élevée que le prochain changement d'état global sera extrêmement perturbateur pour nos civilisations. Souvenez-vous, nous sommes passés de l'état de chasseurs-cueilleurs à celui capable de marcher sur la Lune dans une des périodes les plus stables et anodines de toute l'histoire de la Terre", précise Moeers. "Lorsque le seuil sera atteint, ce sera un point de non-retour. La planète ne possède pas la mémoire de son état précédent".

 

Ces projections contredisent une croyance populaire répandue selon laquelle la pression de l'Homme sur le changement climatique qui détruit notre planète est encore contestable, et qu'un effondrement serait alors graduel et étalé sur plusieurs siècles. L'étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d'inverser ce processus. Nous avons aujourd'hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines. "En un mot, les hommes n'ont rien fait réellement d'important pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes", dit Mooers. "Mes collègues qui étudient les changements climatiques induits à travers l'histoire de la Terre sont plus qu'inquiets. En fait, ils sont terrifiés".

 

Sources :

- Article paru sur le site internet de l'Université Simon Fraser : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/7Avu8

- Article publié dans la revue Nature : http://www.nature.com/nature/journal/v486/n7401/full/nature11018.html

- Article traduit par : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70447.htm

- L'information a aussi été relayée sur la RTBF radio et télévision : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-terre-pourrait-ne-pas-atteindre-le-xxiie-siecle?id=7802257


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