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logo-transition-network.gifAth en Transition fait partie du Transition Network, avec plus de 1100 villes et territoires dans le monde. C'est une progression extraordinaire que le mouvement citoyen et mondial de la transition connaît depuis la fin 2006.

Le mouvement se structure maintenant aussi chez nous avec le Réseau Transition Wallonie - Bruxelles.

Agenda

18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 21:57

Le dimanche 4 mars a eu lieu à Ath une première et sympatique rencontre régionale et transfrontalière de membres d'initiatives de transition de notre région : Ath, Mons, La Louvière, Tournai et la Pévèle (France) étaient représentés.

 

La rencontre a été un grand moment pour la transition dans notre région !

Ce moment passé ensemble a été très agréable, les échanges fort intéressants et même parfois touchants... nous avons également testé un exercice de vision positive. Elle s'est prolongée par un pique-nique convivial partagé bien sympatique et gastronomique. Chacun est rentré avec l'envie et la motivation de progresser dans sa démarche de transition personnelle et collective.

 

Une séquence vidéo au sujet de la transition a été réalisée à cette occasion (merci à toutes et tous d'y avoir participé et plus spécialement à Rino pour la réalisation), vous pouvez la découvrir ci-dessous, ainsi qu'un compte rendu partiel des thèmes principaux abordés lors de la rencontre.

Paroles de transitionnaires: une vidéo

 

 

 

Echo des échanges lors de la rencontre régionale de Transition

I. Présentation de chaque initiative

 

1) La Louvière

 

Ce qui existe : comité de pilotage d’une quinzaine de personnes avec 40 personnes qui tournent selon les actions.

Date de création : oct.-nov 2011

Actifs sur 5 axes de travail :

permaculture, accès à la Terre

Décroissance-Engagement collectif, simplicité

Soutien SEL local

Création GAC (groupement d’achats en commun et GAS (groupement d’achats solidaire)

Atelier partage de savoir faire et savoir (meubles en carton ; éco construction, isolation naturelle)

Attentes : tisser des liens entres les différentes initiatives, partager

 

2) Mons

 

Ce qui existe :

3 rencontres depuis décembre 2012 suite au film «  Culture en Transition »

Groupe SEL, 5 GAC, la Toile (utilisation de Google-Map pour indiquer ce que chacun souhaite échanger), jardin potager collectif dans le centre (chaque samedi de 12H à 15H, aménagement progressif du site)

Réflexion autour de l’habitat groupés ( 2 projets sur Jemmapes et Glain, prochaine rencontre le 23 mars)

Attentes : carrefour entre les différents groupes de travail

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3) Ath

 

Ce qui existe :

GAS, SEL, GRAC, projet de permaculture (terrain pour potager collectif trouvé il y a peu)

Travail de collaboration avec la maison culturelle pour l’organisation d’une campagne (Ath 2030), un spectacle de rue (récolte et mise en scène de peurs exprimées par les gens) et participation à un appel à projets développement durable.

Participation active et positive aux groupes de projets dans le cadre de l’Agenda 21 mis en place par la ville et collaboration à la définition de ses objectifs

 

Date de création : septembre 2010

Les étapes : 1) D’abord, documentation, apprentissage

2) Fonctionnement du groupe (charte, mode de fonctionnement en groupe sur la base de la démocratie participative, consensus)

Au début, un peu de tâtonnements car pas de manuel de la transition en français et peu d’autres initiatives.

 

4) Pévèle

 

Au démarrage, un forum social des villages en Pévèle en 3 temps porté par le CEAS Pévèle (Centre et d’Etudes et d’Actions Sociales) :

ciné action autour du film de Coline Serreau « Désordre global, solutions locales » animé par l’association Colibris en mars 2011

journée d’étude et de réflexion sur « Transformer le territoire avec la découverte des Villes en transition en avril 2011

organisation d’une journée de mise en avant d’imitatives locales et sensibilisation aux villes en transition en juillet 2011

Date de création : septembre 2011

Ce qui existe : pour l’instant, balbutiements, appropriation de la méthode et documentation.

Attentes : Quel territoire ?, comment mettre en œuvre la méthode, lien avec ce qui existe ?

 

5) Tournai

 

Au démarrage : cohabitation de 30 personnes sur un habitat groupé

Ce qui existe :

après quelques réunions, décision de se centrer sur cet habitat

5 objectifs : 1) Appropriation de la méthode (forum ouvert sur 5 points)

2) Gestion pour dynamiser un jardin partagé

3) idem/ verger bio (action avec les Amis de la terre)

4) Création d’un GAS

5) Création d’un agenda pratique (feuille de communication pour gérer les déplacements…)

Attentes : Quelle articulation avec les citoyens hors de cet habitat groupé, dans la ville de Tournai ?

 

Synthèse des attentes et des questions :

  • volonté de tisser des liens, partager
  • voir ce qui a été fait chez les autres notamment le « comment faire »
  • appropriation de la méthode transition
  • territoire pour une initiative : habitat groupé, village, petite région
  • liens avec ce qui existe déjà : comment les choses se mettent en réseau ?
  • Comment trouver un local par cher ?
  • Liens avec les élus ?
  • Comment mettre en place des actions sans fonds ?
  • Qu’est ce que la vision positive ?

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II. Réponse aux questions, attentes

1) Comment faire des liens avec ce qui existe déjà ?

 

Moyens pour rassembler les forces locales, donner la parole à des initiatives :

invitation à un temps fort

dresser un cadastre des initiatives qui existent (les élus en font partie)

tisser des liens par des partenariats plus ou moins courts, par exemple pour l’organisation d’une conférence

Valoriser ce qui existe sans se limiter à cela. Les liens sont parfois compliqués car peur d’être récupéré de chaque côté et manque de temps pour le réseau. Au début, les réflexions sont parfois «  ça existe déjà »

ne pas refaire ce qui existe mais en faire la promotion, le développer

la Transition permet de mettre en évidence la cohérence dans ce qui existe déjà, avec une visée à plus long terme et permet à ces initiatives de grandir. La Transition est ouverte et inclusive.

essayer de mobiliser tout le monde sans vouloir récupérer

 

2) Quel territoire

 

On peut parler de rue, de quartier, de village, de villes en transition. Il vaut mieux démarrer sur quelque chose de petit qui va rayonner et grandir, c'est plus facile et on a des résultats plus rapides. Au départ, à Totnes, l’initiative était limitée à quelques personnes. L’important c’est d’avoir une identité commune et une vision positive.

Il peut aussi parfois être judicieux de d’abord réunir sur un grand territoire pour avoir une masse critique puis de repérer des petits satellites. Chaque choix doit se faire en fonction de son contexte local. Plus il y a de territoires administratifs et plus c’est compliqué pour se mettre en réseau.

La déclaration de l'existence de la transition à Ath aux élus a plus été une question d’opportunité, en lien avec l'agenda 21.

 

3) Comment se faire connaître et rayonner ?

 

Moyens :

être en réseau : besoin d’une plateforme pour avoir de la lisibilité, notamment un site internet (A Ath, cela a donné une grosse impression de visibilité et d’importance)

les réunions à l’extérieur ( hors domicile) permettent de se faire connaître même si cela est plus compliqué ( réservation de salle)

Inscription au réseau mondial des Villes en Transition (Transition Network), cela donne plus d’importance que celle que vous avez réellement en nombre (Presque 1000 initiatives inscrites et entre 2000 et 3000 existantes).

Participation à l’agenda 21

Articles dans revue locale, des revues thématiques (ex. revue Imagine, bulletin communal à Ath)

On n’essaye pas de convaincre que l’on a raison, ni de stigmatiser, ni d’être dans le discours catastrophique, ni être dans la critique : être dans la proposition d’alternatives permet d’être accueilli et écouté et de rayonner. La transition nécessite de se projeter localement et de construire un avenir préférable au présent : relocaliser l’alimentation, repenser la mobilité autrement, viser le bien être, c’est rayonner positivement.

Le rayonnement passe aussi par le côté jubilatoire de croire en un avenir meilleur que le présent et d’être en cohérence avec soi-même.

 

4) Comment articuler pratique et discours ?

 

Moyens :

- aller aux réunions permet de multiplier les contacts et aide à passer à l’action. Chacun est à différent niveaux et veut aller plus en profondeur dans le changement.

 

5) Concernant la méthode

 

Le manuel est un outil de travail, c’est juste un guide, ce n’est pas à suivre à 100%. Il y a cependant un fil rouge, quelques étapes à faire dans l’ordre (constituer un groupe, l’étape du lien et de la mise en réseau, puis le plan de descente énergétique). Il est intéressant de se préparer à l’inattendu. Les 12 étapes sont plus des ingrédients. D’ailleurs le nouveau livre est intitulé ‘ Transition companion ».

Il faut avoir au début également un côté pratique, faire le lien entre la discussion et le concret car plus de personnes nous rejoignent dans le faire.

Deux éléments sont importants pour être dans la démarche de transition :

ce qu’on fait doit augmenter la résilience et la qualité de vie

lien avec la permaculture (il paraît indispensable que certains membre d'une initiative de transition suivent une formation)

 

La transition a programmé son obsolescence, le comité de pilotage est temporaire. Il n’y a pas de volonté de créer une nouvelle association à côté des autres. Quand on aura réussi la transition, le mouvement s'arrêtera.

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6) Qu’est ce que la vision positive ?

 

La transition redonne aux gens les moyens de se sentir acteurs, rassemble des sensibilités communes, ce qui n’est plus naturel : «  l’union fait la force ».

L’initiative en transition se place à l’intermédiaire entre le national et l’individuel. La problématique est globale : elle peut faire peur mais la transition la ramène à taille humaine, ce qui diminue les peurs (les petites gouttes qui s’ajoutent). La transition donne au niveau d’une communauté la cohérence, le ciment qui fait qu’on voit où on va, on regarde vers l’avenir pour imaginer ensemble une solution locale positive à la problématique globale, aller vers un avenir qui soit préférable au présent. Cette démarche est positive car les peurs diminuent, l'envie de se mettre en mouvement augmente et il y a une émulation.

 

7) Les forces de la transition

 

ceux qui sont présent sont les bonnes personnes

ce qui est réalisé, c’est ce qui peut être réalisé à ce moment là.

 

Vouloir aller plus (trop) vite crée du stress et peut en fait ralentir l'évolution. Il faut arriver soi-même à bien vivre et prendre soi de soi.

 

8) Le lien avec les élus

 

Il faut rencontrer le bourgmestre/maire pour l'informer car il est le responsable de la localité. A Ath, le risque de récupération par qui que ce soit est limité par la charte : toutes les membres doivent la signer. Elle précise que les conflits d’intérêt doivent être signalés.

Mais la récupération des idées ne pose pas de problème car ce ne sont pas seulement nos idées et les élus ont le pouvoir de mobiliser des moyens financiers et faire avancer des projets. Il est important d’avoir de bonnes relations avec eux, quelles que soit leur couleur politique. C'est aussi cela le principe d'inclusion de la transition.

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Published by Ath en Transition - dans Les projets d'Ath en transition
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