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  • : Ath en Transition
  • : Et si notre réponse au pic du pétrole, aux changements climatiques et aux crises économiques ressemblait plus à une fête qu'à une marche de protestation ?
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logo-transition-network.gifAth en Transition fait partie du Transition Network, avec plus de 1100 villes et territoires dans le monde. C'est une progression extraordinaire que le mouvement citoyen et mondial de la transition connaît depuis la fin 2006.

Le mouvement se structure maintenant aussi chez nous avec le Réseau Transition Wallonie - Bruxelles.

Agenda

17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 21:26

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Ce 21 mai, notre deuxième soirée thématique était consacrée à la vision positive, qui est une des principales originalités des initiatives de transition...

 

Le fil de la soirée...

Après un moment de prise de connaissance en groupe, Olivier nous a fait un bref rappel des défis actuels. Nous avons discuté des effets du pessimisme et de l'optimisme sur la capacité de mener des projets à leur terme.

Nous avons aussi découvert par l'action que l'Humain a tendance à se diriger vers « ce qu'il regarde », et donc que de fixer les problèmes (fin du pétrole bon marché, changement climatique, crises économiques et sociales...) et ne regarder qu'eux ne nous permettra pas de trouver des solutions alternatives positives. Il est donc très important, pour éviter le pire, de regarder ailleurs. C'est à dire d'imaginer un futur lucide, réaliste, positif et attractif. Bref, choisir et mettre en place le changement que nous voulons plutôt que de lutter contre ce que nous voulons éviter.

 

Ensuite, nous avons vécu un exercice pratique dans lequel nous étions invités à imaginer le futur, en 2042, dans une époque où nous faisions l'hypothèse que nous serons sortis des problèmes actuels. Nous nous serons donc adaptés aux changements climatiques, nous vivrons mieux et avec beaucoup moins d'énergie disponible dans une société bas-carbone où les faibles quantités de gaz à effet de serre seront absorbées par les écosystèmes.

Pour ce faire, nous sommes sortis du château Burbant et nous avons observé les alentours à partir de thématiques telles que l'habitat, l'énergie, l'alimentation, la mobilité...

 

Nous vous invitons maintenant à découvrir quelques unes des idées émises. Bon voyage dans un futur possible...

Un premier voyage dans l'après pic pétrolier

Le site du château Burbant

Il sera toujours utilisé en partie comme lieu culturel mais aussi pour héberger des habitants pendant la transformation des maisons pour les isoler afin qu'elles deviennent basse énergie. On y a également accueillis des réfugiés climatiques. Le bâtiment a été isolé par l'intérieur pour garder les belles pierres apparentes, cela a nécessité de gros travaux pour éviter les ponts thermiques. Il existe maintenant une entreprise locale spécialisée en la matière.

On a aussi placé de l'éolien horizontal et des panneaux photovoltaïques en toiture.

 

420559_385509974800126_120085081342618_1470064_1190026169_n.jpgLes alentours du château Burbant

Comme cela devenait trop difficile de chauffer les maisons, plutôt que d'avoir de grandes maisons à moitié habitées avec des pièces vides à chauffer, les maisons qui étaient habitées par peu de gens sont devenues progressivement des habitats groupés avec plusieurs familles ayant chacune leur habitat indépendant.

On a également placé des potagers de toiture sur le cinéma l'écran, la partie haute de la tour Burbant accueille des panneaux photovoltaïques et du petit éolien. L'intérieur de la tour, qui est un lieu qui reste frais sans besoin électricité est aussi utilisée et sert de réserve alimentaire. La cour est devenue le lieu d'assemblées populaires de quartier suivies de fêtes avec de la musique. Ces rencontres ont lieu la journée afin de profiter de l'éclairage naturel.

Il y a des murs végétaux un peu partout, dans lesquels on trouve des fruits, légumes et des plantes aromatiques. Tout cela est disponible gratuitement pour tout le monde.

Les rues et la mobilité

Les rues sont devenues des lieux de vie animés, où l'on fait des rencontres, et non plus de simples lieux de passage. La diminution progressive du nombre de voiture suite à la raréfaction du pétrole a permis d'utiliser les rues et parkings à autre chose, notamment pour y planter des arbres fruitiers et de nombreux potagers en carré. Une partie des pavés de ces rues a été recyclée comme matériau de construction.

On a redécoré les façades des habitations avec de beaux projets de quartier. Les rues sont colorées et agréables. Il y a de nombreux bancs publics, ils sont des lieux de rencontre très utilisés entre voisins de toutes générations. Cela crée de la convivialité dans les quartiers.

Certains emplacements de parking ont aussi été transformés en terrains pour jour à la pétanque, pour les sports de rue... Il y a aussi des courses cyclistes régionales précédées par une caravane de marchands de produits artisanaux régionaux.

Pour remplacer les voitures, on a développé des services de voitures partagées, les transports en commun sont gratuits pour tous. Le centre ville est maintenant réservé aux piétons, vélos, attelages de chevaux, taxis, cuistax, vélo en tandem... Le canal et la Dendre sont plus utilisés pour le transport, il y a aussi plus de pédalos disponibles.

P110312 13.24aA l'école

L'école s'est recentrée sur des savoir, savoir faire et savoir être utiles à une vie bas-carbone et plus locale, mais pas moins intéressante... On y apprend par exemple les bases pour autoconstruire et entretenir une habitation avec des matériaux naturels locaux, dont une partie sont fourni par les fermes locales qui ont trouvé un nouveau débouché.

Dès les maternelles, il y a 1h d'apprentissage de savoirs faire utiles à la vie de tous les jours avec beaucoup moins d'énergie fossile. C'est notamment l'occasion pour les plus âgés à la retraite, qui ont retrouvé une place valorisante dans la vie de la collectivité, de venir dans les écoles pour transmettre leur expérience, raconter des histoires... Les enfants sont toujours étonnés quand ils apprennent comment à une époque l'Humain gaspillé les ressources et vécu sans se soucier des conséquences de ses actes.

P1011454-2--.jpg L'énergie

Aujourd'hui, on est conscients que la meilleure source d'énergie est celle qui n'est pas consommée. Les « gadgets » qui fonctionnaient à l'électricité ont disparu de la circulation, ce qui a réduit les dépenses des ménages et permis de travailler moins. Des inventeurs géniaux s'amusent beaucoup à (ré)inventer des appareils plus économes en énergie ou « à énergie humaine » (ex : mixeur à main, ....). La recherche et développement en matière énergétique a aussi permis l'invention d'outils et de procédés très astucieux, par exemple à partir de matériaux de récupération. On a également favorisé la réutilisation et les objets sont à nouveaux plus robustes, ont une durée de vie plus grande.

Même si on a isolé fortement l'enveloppe des maisons, en hiver, les personnes qui rencontrent des difficultés à chauffer leur habitat sont accueillies dans un bâtiment public où elles peuvent venir se réchauffer et manger.

On lit la nuit quand il y a du vent pour produire de l'électricité. Sinon on fait autre chose... Ou on s'éclaire à la bougie. On a d'ailleurs recommencé à fabriquer localement des bougies et autres lampes à huile, cela a créé de nouveaux emplois pour la fabrication, la vente, la réparation...

Il y a beaucoup moins d'éclairage public la nuit. Cette situation a permis à de nombreux animaux de retrouver un rythme plus normal, on a vu revenir de beaux oiseaux qui peuvent à nouveau dormir la nuit en ville, ainsi que d'autres animaux nocturnes qui chassent les moustiques. Le chant des oiseaux remplace avantageusement le bruit des voitures.

Le retour des arbres

Il y a beaucoup plus d'arbres en ville et des forêts autour de la ville et des villages. Ceci afin d'avoir du bois de construction et de chauffage en suffisance. Ces arbres permettent aussi de stocker de grandes quantités de carbone et d'éviter la désertification liée aux changements climatiques.

AeT-repas-convivial-IMG_9574-.jpgL'économie, l'emploi, les loisirs

Trois fois par semaine, il y a un grand marché en centre ville où l'on peut acheter ou troquer des produits locaux ou de récupération (nourriture, boissons, vêtements, livres, ...). C'est un endroit très agréable ou l'on se rencontre dans la bonne humeur.

Niveau emploi, on travaille maintenant 3 ou 4h par jour, sauf le dimanche. Fini le surmenage et les heures supplémentaires. Le temps de travail a diminué progressivement pour le partager avec ceux qui n'en avaient pas et aussi pour diminuer la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre. Le reste du temps est destiné à la famille, aux loisirs (art, peinture, musique, lecture, bricolage, jardinage...)... On a aussi vu la réapparition progressive des loisirs collectifs à la place du temps passé devant la TV ou les ordinateurs. Les mouvements de jeunesse, clubs sportifs et autres associations sont très dynamiques dans les quartiers.

En fait, il n'y a plus de réelle distinction entre les notions de travail, de loisir ou de temps d'apprentissage et de formation. Le travail a plus de sens et n'est plus vécu comme une contrainte. Les buts et résultats sont tangibles, proches de nous et non plus pour des actionnaires inconnus à l'autre bout du monde. La relocalisation de l'économie et la réduction du temps de travail ont permis l'apparition de nombreuses activités (professionnelles ou non) qui sont agréables et se font avec plaisir. On travaille donc et avec pour des patrons, collègues, clients... qu'on connaît, au niveau local, les relations sont meilleures et c'est plus gratifiant. Il est aussi plus facile de changer d'emploi car l'économie locale est florissante.

Les notions de gratuité, de partage de savoirs et d'accessibilité pour tous se sont fortement développée. On a par exemple des cours de jonglerie ou de couture donnés dans la rue ou sur les bancs publics. Les sports aussi se sont relocalisés, Les déplacements lointains devenat trop chers et compliqués. On a donc vu des équipes de quartier et des championnats locaux ou régionaux se mettre en place, ainsi que pour les activités culturelles avec l'apparition de nouvelles fanfares de quartier.

L'accès à la terre et les biens communs

Le sol et la terre cultivable sont considérés comme des biens communs, propriété de la collectivité locale. Il n'est plus possible de spéculer sur leur valeur. Il est donc devenu financièrement accessible à tout le monde d'occuper un terrain et d'y vivre ou d'y travailler.

PICT0185L'alimentation

On ne mange plus, mais on se nourri avec plaisir d'aliments gustatifs, sains, de saison et locaux. La quantité d'alimentation est en fonction des besoins nutritionnels. La vie est plus calme, moins stressante, plus équilibrée et l'alimentation aussi. Il y a des arbres fruitiers un peu partout en ville ou en périphérie directe, et on peut se servir gratuitement, il y en a assez pour tout le monde. On a par exemple placé des vignes là où l’ensoleillement était suffisant.

La toiture de la tour Burbant et les toitures plates d'habitations ont été végétalisées pour isoler et capter du carbone. On trouve maintenant des potagers sur les toitures accessibles et sécurisées.

La Dendre regorge à nouveau de poissons depuis qu'elle n'est plus polluée. Les pécheurs s'en donnent à cœur joie après leur demi-journée de travail.

On a aussi creusé des mares à canards afin de disposer de la vase qui est riche pour fertiliser les potagers. Des moutons accompagnés de bergers entretiennent les bords des routes et certains espaces verts, leurs crottes sont utilisées pour fertiliser les potagers. Des poulaillers ont fleuri chez de nombreuses personnes ayant un jardin afin de recycler les déchets alimentaires en œufs et en viande locale de qualité.

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Published by Ath en Transition - dans Les projets d'Ath en transition
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