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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 09:00

678355.jpgDepuis qu’elle est devenue maraîchère de légumes et fruits bio en 2009, Valérie Carnet tâtonne, expérimente. Au printemps, la jeune femme s’est lancée dans la permaculture. Qu’est-ce que c’est ?

 

C'est l'histoire d'un changement de vie à 180 degrés. Quand elle revient vivre à Saint-Amand, il y a quatre ans, Valérie Carnet a été institutrice en Allemagne puis en Espagne. La jeune femme pense qu'ici aussi, ces diplômes allemands seront reconnus. Que nenni. « J'avais découvert le jardinage en Espagne, se souvient Valérie, j'ai décidé de me lancer dans le maraîchage bio. »

 

En 2009, l'agricultrice toute neuve trouve une parcelle à la Ragotte, à côté du terrain de modélisme de Saint-Amand. L'endroit était jusque-là tondu par un cheval. Sa certification en bio ne pose donc aucune difficulté.

 

Permettre à la terre de maintenir sa fertilité naturelle

En fin d'année 2011, après trois ans d'exploitation agricole, Valérie Carnet constate qu'elle est un peu à l'étroit sur ses 6.000 mètres carrés. « Je manquais de place pour la rotation des cultures. Mais je ne me voyais pas m'agrandir. Car déjà cultiver 6.000 mètres carrés, seule, je peine. Mais en même temps, produire plus était une obligation pour que ma ferme soit vraiment rentable. »

 

Elle en était là de sa réflexion, quand Valérie est tombée sur un magazine de jardinage bio. « Dans un article, je découvre la permaculture. L'article parlait d'un couple en Normandie qui expérimentait cette technique et organisait des stages. »

Ath en transition s'initie à la permaculture dans son potager collectif de transition ainsi qu'au travers de son projet d'Ecolieu.

Ces projets sont ouverts aux personnes intéressées.

« Désormais, le système s'autorégule »

La jeune maraîchère se renseigne, suit un stage et découvre que la permaculture est une philosophie applicable à l'agriculture. Une façon de travailler pour la nature et non contre elle. Que cette technique sous-entend des méthodes de culture qui permettent aux terres de maintenir leur fertilité naturelle.

 

« La permaculture, poursuit la maraîchère, proclame plusieurs principes : prendre soin de la terre ; prendre soin de l'humain ; partager équitablement les ressources. » Elle ajoute : « Un système permaculturel est souvent une déclinaison de ce qui marche dans la nature. Par exemple, dans mon verger, j'ai reproduit le découpage sur trois niveaux de la végétation d'une forêt. En haut, les arbres fruitiers. En végétation intermédiaire, des petits fruits, des noisetiers. Au sol, des vivaces, de la rhubarbe, de la bourrache… Du coup, je n'ai plus besoin de m'occuper de cet endroit. C'est un système qui s'autorégule. »

 

Les buttes sont paillées, cela nourrit la vie microbienne

Afin d'augmenter sa production tout en limitant les intrants (même biologiques) et les arrosages, Valérie Carnet a également adopté la culture en buttes de 50 cm de haut et 1,20 m de large. « Sur ces buttes, je cultive dix sillons au lieu de quatre à plat. Je mélange les légumes. Les végétaux ont plus de place pour les racines. Les buttes sont paillées, cela nourrit une vie microbienne et permet l'arrosage au goutte-à-goutte. Comme la terre vit, je n'ai plus besoin d'apporter d'engrais. Quand je récolte, je coupe et n'arrache plus les légumes. Ainsi les racines restent dans la terre et continuent à nourrir les petites bêtes. Et lorsqu'il pleut les cultures ne sont plus trempées. »

 

Quand on lui dit qu'elle est une exploratrice, Valérie Carnet modère : « J'essaie de m'adapter, d'évoluer. Comme mes clients sont souvent curieux de modes de culture alternatifs, c'est gratifiant. »

 

Un article paru le 3/05/2012 sur : le berry

 

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