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  • : Ath en Transition
  • : Et si notre réponse au pic du pétrole, aux changements climatiques et aux crises économiques ressemblait plus à une fête qu'à une marche de protestation ?
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logo-transition-network.gifAth en Transition fait partie du Transition Network, avec plus de 1100 villes et territoires dans le monde. C'est une progression extraordinaire que le mouvement citoyen et mondial de la transition connaît depuis la fin 2006.

Le mouvement se structure maintenant aussi chez nous avec le Réseau Transition Wallonie - Bruxelles.

Agenda

1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:21

electricite-verte-illustration.jpg"L'éléctricité "verte" n'est pas toujours aussi verte que le prétendent les fournisseurs. De nombreux fournisseurs belges se disent offrir de l'électricité 100% verte, mais peuvent investir votre argent dans le charbon ou le nucléaire".

 

Greenpeace Belgique publie sur son site depuis quelques semaines un classement des fournisseurs en fonction de la correspondance entre ce qu'ils annoncent comme électricité verte, et ce qui est réellement de l'électricité verte.

 

En découvrant le classement, on peut à nouveau se poser la question de l'honnêteté d'une partie du monde des entreprises (ex : Electrabel, Essent, Luminus, Nuon...). Depuis quelques années, une bonne part d'entre elles ont tendance à "verdir" leurs produits (on appelle ça du "green washing"), notamment via la publicité (souvent mensongère), alors qu'en fait ils ne changent pas vraiment leurs pratiques, ils se contentent en fait d'acheter des labels verts bons marchés... Tout ceci au mépris des citoyens et de l'environnement.

 

En effet, par exemple, il n'existe pas de voiture verte... Mais seulement des voitures qui polluent un peu moins. Des produits de nettoyage peu écologiques voient leurs emballages devenir verts, la grande distribution propose des légumes et des fruits "bios", mais qui viennent de l'autre bout du monde (et qui ont donc une empreinte écologique importante) et sont cultivés dans des conditions douteuses, etc...

 

Loin de nous l'idée de sous entendre que tous les entrepreneurs sont malhonnêtes ou qu'ils ne se préoccupent pas de la préservation de l'environnement, de la santé des citoyens... Mais la confiance en ceux qui ont des comportements réellement vertueux souffre certainement du comportement de ceux qui continuent à agir pour leur unique profit à court terme...

 

Sachont que le classement de greenpeace connait un très grand intérêt des citoyens, qui réclament de vraies aletrnatives renouvelables. Par contre il semble que les entreprises mises en cause se remettent peu en question.

Des alternatives ?

Une des alternatives soutenue par le mouvement de la Transition serait que les citoyens d'une région se réapproprient la production d'énergie renouvelable en créant des coopératives citoyennes de production d'énergie. Selon les caractéristiques de la région, les modes de production d'énergies renouvelable les plus pertinents seraient mis en oeuvre (biométhanisation, éolien, solaire, géothermie, cogénération...).

 

A ce sujet, Edora (la fédération wallone des producteurs d'énergie de source renouvelable) et le gouvernement wallon ont publié un sondage (réalisé par ipsos entre le 28 mai 2010 et le 22 juin 2010) dans lequel on découvre que 45% des personnes interrogées se déclarent prêtes à participer financièrement à un projet d'installation de parcs éoliens, via une coopérative de riverains par exemple, mais que seuls 7 % déclarent aveoir eu cette possibilité.

 

Sur ce sujet, nous vous annonçons que ce jeudi 7 avril, la locale de Nature & Progrès organise une conférence/débat concernant "Les éoliennes citoyennes", par Jean-François Mitch. La soirée aura lieu à 20h00 à la Maison Culturelle d'Ath (Salle l'Ecran), l'entrée est gratuite (informations : Jean-Paul Jorion au 068/28 57 73 ou jorionjeanpaul@skynet.be).

Comment font-ils pour faire passer leur électricité comme verte ?

--
JD.

Pour en savoir plus sur l'énergie et la Transition


 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:30

tim_jackson_head.jpg

Ce 31 janvier 2011, Claude et moi nous étions à Louvain-La-Neuve avec Tim Jackson, qui y donnait la conférence "Prospérité sans croissance : un projet de société durable", organisée par Etopia, La Maison du développement durable, l'UCL, l'AGL et le Kapvert.

 

Il participait également le 1er février à une table ronde sur le sujet suivant «Prospérité sans croissance: de la conception à l'action». La table ronde était animée par Eddy Caekelberghs (RTBF), avec la participation de Thomas Leysen (FEB), Thierry Jacques (MOC), Philippe Defeyt (CPAS-Namur).

Le 2 février 2011, il recevait le titre de Docteurhonoris causa de l'UCL.

 

Tim Jackson est Professeur à l’Université de Surrey (UK), Centre for Environmental strategy (CES), Directeur du Research Group on Lifestyles, Values and Environment (RESOLVE), Rapporteur de la Sustainable Developement Commission du gouvernement britannique, et  l'auteur du livre majeur Prosperity without growth. Economics for a Finite Planet  (2009) (Traduit en français sous le titre "Prospérité sans croissance : La transition vers une économie durable" (2010).


Prospérité sans croissance : un projet de société durable

Ce livre (que nous vous présenterons plus en détail dans un prochain article) est une version largement revue et complétée de l’étude rigoureuse que Tim Jackson a réalisée pour le compte de la Sustainable Development Commission, une instance consultative du gouvernement britannique. Tim Jackson s'y pose les questions suivantes : La poursuite de la croissance est-elle la solution aux problèmes de notre époque ? Offrira-t-elle prospérité et bien-être sur une planète de neuf milliards d’êtres humains ?

 

C'est aussi à ces questions qu'il a tenté de nous répondre lors de la conférence du 31 janvier. Cette conférence peut être écoutée en français sur le site d'Etopia.

Tim Jackson était également invité par Etopia à l'ULB le 29 avril 2010 à l'occasion de la traduction de son livre « Prospérité sans croissance », co-édité par Etopia et De Boeck. Cette conférence, à laquelle participait également Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation , a été traduite et peut être regardée sur le site d'Etopia.

Colloque "Vers quelle prospérité ?"- Tim Jackson

Voici maintenant la vidéo d'une intervention de Tim Jackson lors du Colloque "Vers quelle prospérité ? Le monde économique au coeur de la métamorphose", organisé le 16 décembre 2010 par la Fondation Nicolas Hulot à l'occasion de ses 20 ans.


Réunis autour de Nicolas Hulot, Tim Jackson, Ellen Macarthur et Gunter Pauli, des chefs d'entreprises, des experts de la Fondation, et des représentants de la société civile sont venus échanger et en débattre avec le public autour d'un thème central « Comment prospérer sans accroître l'utilisation des ressources naturelles " et de 3 questions structurantes :

    • Quels indicateurs de prospérité ?
    • Comment l 'innovation peut-elle contribuer à la prospérité ?
    • Comment amener les investisseurs à financer le long terme ?

 

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JD.
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:14

Olivier-de-Schutters.jpgUne interview vidéo de décembre 2010 (en bas de page) et un communiqué de presse du 22 juin 2010.

 


« Pour nourrir le monde, l’agro-écologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle », déclare le rapporteur de l’ONU (NDR : le juriste belge Olivier de Schutter)


BRUXELLES – « Les gouvernements et les agence internationales doivent stimuler de toute urgence les techniques agricoles écologiques afin d’accroître la production alimentaire et sauver le climat », a déclaré Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, au moment de présenter les conclusions d’un séminaire international sur l’agro-écologie organisé à Bruxelles les 21 et 22 juin.


Soutenu par 25 experts mondiaux en agro-écologie, le Rapporteur de l’ONU a appelé la communauté internationale à repenser les politiques agricoles actuelles et à s’appuyer sur l’énorme potentiel qu’offre l’agro-écologie.


« Il y a un an, les chefs d’Etat réunis au G20 de L’Aquila se sont engagés à mobiliser 22 milliards de dollars en trois ans pour améliorer la sécurité alimentaire mondiale. Il s’agissait là d’une bonne nouvelle. Toutefois, dans le réinvestissement agricole, la question la plus urgente porte moins sur les montants que sur l’approche adoptée », analyse Olivier De Schutter.


« Pour accroître la production alimentaire, les efforts se concentrent actuellement sur les investissements à grande

Olivier De Schutter sera en conférence à bruxelles le mercredi 27 avril 2011 à 20h.

Cliquez ici pour plus d'informations.

échelle – y compris dans l’acquisition de terres à grande échelle – et sur des modèles agricoles de type ‘Révolution Verte’ : semences améliorées, fertilisants chimiques et recours aux machines. Peu d’attention a été accordée aux méthodes agroécologiques qui ont pourtant prouvé leur capacité à accroître la production et à améliorer les revenus des paysans tout en protégeant les sols, l’eau et le climat », constate l’expert de l’ONU.


La plus vaste étude jamais réalisée sur les approches agro-écologiques (Jules Pretty, Université d’Essex, R.-U.) s’est penchée sur 286 projets menés dans 57 pays en développement. Couvrant une surface totale de 37 millions d’hectares, elle démontre que le gain de rendement moyen des récoltes s’élève à 79% en recourant à ces approches écologiques. Celles-ci ont donné quantité de résultats positifs, notamment en Afrique.

« En Tanzanie, les provinces occidentales de Shinyanga et Tabora étaient autrefois appelées le ‘Désert de la Tanzanie’ », explique Olivier De Schutter. « Mais le recours aux techniques d’agroforesterie et la participation paysanne ont permis de réhabiliter 350.000 hectares de terres en à peine 20 ans. Les bénéfices par ménage ont augmenté de 500 USD par an. Des techniques similaires sont utilisées au Malawi. En 2005, près de 100.000 petits producteurs y ont bénéficié du recours à des arbres fertilisants. »


De_Schutter.jpg« Avec plus d’un milliard de personnes affamées sur terre, et face au défi climatique en cours, nous devons rapidement développer ces techniques agricoles durables », poursuit De Schutter. « Même si cela rend la tâche plus complexe, nous devons trouver le moyen de répondre en même temps à la faim, au changement climatique et à l’épuisement des ressources naturelles. Si nous ne le faisons pas, tous les efforts resteront vains. »


Les experts réunis à Bruxelles ont identifié des politiques publiques à même de nourrir la planète en 2050 par le développement d’approches agro-écologiques. Leurs travaux se sont basés sur les expériences de pays ayant mis en place de telles politiques – comme le Brésil ou Cuba – ainsi que sur les activités menées par des centres de recherche internationaux (comme le Centre Mondial d’Agroforesterie de Naïrobi) ou par La Via Campesina, mouvement paysan international actif dans la mise en place de programmes axés sur l’agroécologie. « Nous pouvons développer ces modèles d’agriculture durable et nous assurer qu’ils amélioreront le sort des paysans les plus pauvres », affirme le Rapporteur de l’ONU. « Tout ce qu’il faut pour cela, c’est la volonté politique. C’est elle qui permettra de faire passer ces projets pilotes au stade de politiques nationales. »


Concluant son intervention, Olivier De Schutter a annoncé qu’il allait demander au Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale de travailler, durant sa session d’octobre, sur le développement des approches agro-écologiques. « C’est là la meilleure option que nous ayons aujourd’hui. Nous ne pouvons plus nous permettre de l’ignorer. »


FIN

***

Notes aux journalistes :

    • Le séminaire international « La contribution des approches agro-écologiques dans la réponse aux besoins alimentaires mondiaux » s'est tenu à Bruxelles les 21 et 22 juin 2010. Organisé sous les auspices du mandat du Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, ce séminaire a réuni des experts en agroécologie, des décideurs nationaux et internationaux, ainsi que des représentants des organisations paysannes.
    • Les approches agro-écologiques incluent l'agroforesterie (arbres et cultures sur lesmêmes parcelles de terre), le contrôle biologique (lutte contre les maladies et les indésirables par des prédateurs naturels), le stockage naturel de l'eau, les cultures intercalaires, l’utilisation de fumier biologique ou encore le mélange culture-bétail. Toutes ces techniques ont pour caractéristique commune le faible recours aux intrants externes.
    • Selon un rapport du PNUE, l’adoption à grande échelle des techniques agricoles qui réduisent les émissions de carbone permettrait à l’agriculture mondiale d’être quasiment neutre en carbone d’ici 2030 tout en produisant suffisamment de nourriture pour les 9 milliards d’habitants attendus d'ici 2050
    • Dennis Garrity, directeur du Centre Mondial d'Agroforesterie (Nairobi), a évalué en juillet 2009 qu’une mise en oeuvre globale des méthodes d'agroforesterie pourrait se traduire par l’élimination de 50 milliards tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère – soit environ un tiers des objectifs mondiaux de réduction de carbone.
    • L'agriculture moderne (NDR : Industrielle) contribue très largement aux émissions de gaz à effet de serre. Elle compte actuellement pour 14% des émissions annuelles totales ; les changements dans l’utilisation des terres – y compris la déforestation pour l’expansion agricole – contribuent quant à eux à 19 % supplémentaires. Parmi les émissions agricoles directes, les engrais représentent 38% et le bétail de 31%. Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les rendements de l'agriculture pluviale en Afrique australe pourraient diminuer de moitié entre 2000 et 2020, et 60 à 90 millions d'hectares supplémentaires de zones arides et semi-arides pourraient y voir le jour avant 2080.

 

Pour plus d’informations sur le travail du Rapporteur spécial, visitez www2.ohchr.org/english/issues/food/index.htm.
Contacts presse:

    • Olivier De Schutter (Tél. +32.488.482004)  
    • Beatrice Quadranti (Tél: +41 22 917 9615) ou Elaine Ryan (Tél: +41 22 917 9697) 
    • Envoyez un courriel à srfood@ohchr.org.

 

Olivier De Schutter a été nommé Rapporteur Spécial sur le droit à l’alimentation en mai 2008 par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Il est indépendant de tout gouvernement et de toute organisation

L'interview vidéo d'Olivier de Schutter

 

 

Cliquer ici pour trouver le communiqué de presse en version pdf.

 


Pour en savoir concernant l'agriculture, l'alimentation, la permaculture et la Transition:


 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 05:00

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Selon le WWF, il est possible de couvrir près de 95% des besoins mondiaux en électricité d’ici à 2050 avec des sources renouvelables.

 

Pour y arriver, 3,5 milliards d’euros devraient être dépensés chaque année pour les énergies renouvelables.

 

La priorité d'accès au réseau électrique dont les centrales au charbon et les centrales nucléaires bénéficient pour le moment en Europe malgré leur mauvais bilan en terme d'émission de CO2 devrait évidemment être revue rapidement.

 

Selon le WWF, il suffit pour atteindre cet objectif de recourir plus massivement aux technologies déjà connues actuellement comme le solaire, l'éolien et la géothermie. L'effort financier à consentir pour y parvenir serait alors assez important.

 

 

 

Ecofys, une organisation consultante en énergies renouvelables,  évoque en effet dans le rapport le chiffre de 3,5 milliards d'euros d'investissements à réaliser par an jusqu'en 2035 dans la modernisation des réseaux électriques, dans l'installation de nouveaux parcs éoliens et dans le développement de surfaces photovoltaïques sur les toits des immeubles.

 

Le graphique suivant illustre l'évolution de la production énergétique d'ici à 2050 selon le rapport du WWF.

 

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Maintenant, s'il s'agit incontestablement d'une excellente nouvelle, il faut se rappeler que l'électricité n'est pas tout et que ces chiffres valent pour la consommation mondiale actuelle, donc surtout celle des pays dits "développés" qui feraient bien de partager cette électricité avec les autres qui en auraient bien besoin...

 

Et aussi que l'électricité en question ne remplacera pas le pétrole et les énergies fossiles dans tous leurs usages :

  •  
    • Pour les déplacements (voitures, camions, avions...) ;
    • Pour le chauffage ;
    • Pour les produits dérivés (plastiques, engrais et pesticides, médicaments, vêtements...) ;
    • Pour les produits qui ont besoin des l'énergies fossiles pour permettre leur fabrication ;
    • ...

Le scénario selon lequel il faut planifier sans perdre un instant une diminution drastique de nos besoins en énergie et une augmentation de la résilience des territoires reste donc plus que jamais d'actualité... Les initiatives de Villes en Transition vont dans ce sens.

 

JD.

 

Pour en savoir plus sur le sujet


 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:05

inondations bel

 

Une information publiée le 16 février 2011 sur www.rtbf.be/info/societe.

 

 Le réchauffement climatique a accru l'intensité des pluies diluviennes et des inondations dans l'hémisphère Nord au cours de la seconde moitié du 20e siècle, selon des travaux publiés mercredi.

 

Deux études paraissant dans la revue scientifique britannique Nature figurent parmi les premières établissant un lien direct entre le changement climatique et son impact sur des événements météorologiques extrêmes.

Jusque là, ce lien restait essentiellement théorique, même si des modélisations numériques prédisaient que l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère aggraverait les épisodes de pluies diluviennes.

 

"C'est vraiment le cas, notre papier en fournit la première preuve spécifique", assure Francis Zwiers (Université de Victoria, Canada), coauteur d'une des études. "L'homme influence l'intensité des précipitations extrêmes", a-t-il déclaré à des journalistes.

 

Les données collectées en Europe, Asie et Amérique du Nord montrent, qu'en moyenne, les plus graves pics de précipitations d'une durée de 24 heures pour une année donnée ont eu une intensité accrue au cours de la dernière moitié du 20e siècle.

 

Influence humaine évidente

 

Lorsqu'on compare ces pics annuels avec les simulations des modèles climatiques, l'influence humaine devient évidente, selon Francis Zwiers. "Le changement observé ne peut pas s'expliquer par des fluctuations naturelles, internes du seul système climatique", dit-il. Il y a davantage d'eau dans l'air quand le climat se réchauffe : "l'atmosphère a une capacité accrue à retenir l'humidité", explique le chercheur. Les précipitations ne vont pas nécessairement augmenter dans les régions où les pluies sont faibles. Certaines risquent, au contraire, de devenir plus sèches. "Mais cela signifie que lorsqu'une précipitation survient, il y a davantage d'eau", souligne ce scientifique.

 

Pourquoi a-t-il été si difficile pour les scientifiques d'établir un lien direct entre changement climatique et événements météorologiques extrêmes ? Il est de "plus en plus facile à détecter dans les observations" les effets du changement climatique au fur et à mesure les gaz à effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère, répond-il.

Aide des réseaux sociaux

Les capacités de calcul limitées des ordinateurs restent cependant un frein pour réaliser de fines modélisations et les confronter à la réalité. Pour vaincre cet obstacle, Myles Allen (Université d'Oxford) et Pardeep Hall (ETH, Zurich) se sont servi de la puissance des réseaux sociaux pour réaliser la seconde étude portant sur l'impact du réchauffement climatique en Angleterre, où l'automne 2000 avait été marqué par des pluies diluviennes entraînant de graves dégâts.

"Nous avons demandé à des membres du public dans le monde entier de laisser leur propre ordinateur personnel faire les simulations pour nous lorsqu'ils ne s'en servaient pas", relate-t-il. Le projet de calcul distribué par climateprediction.net bénéficie actuellement de 50 000 à 60 000 ordinateurs personnels.

 

Les chercheurs ont pu comparer deux modèles numériques, l'un basé sur des données météorologiques historiques détaillées, l'autre sur une simulation de ce qu'il se serait passé à l'automne 2000 en Angleterre si des gaz à effet de serre n'avaient pas été émis au 20e siècle. Après avoir répété la simulation des milliers de fois, ils ont trouvé que ces émissions avaient doublé les risques de voir se produire des épisodes de pluies extrêmes.

 

Pour en savoir plus sur le sujet


 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:45

faaimfilm.jpgLe film "Comment nourrir tout le monde", visible ici, explique en neuf petites minutes, pourquoi une partie de la population mondiale souffre de malnutrition. Une petite pépite d'animation, de design et de pédagogie à découvrir !!

Avec une pédagogie impeccable, le réalisateur Denis van Waerebeke démonte les mécanismes absurdes - mais tellement logiques - qui nous ont conduit à une telle situation.

Le film explique les différences Nord-Sud, en évoquant notamment la façon dont les pays du sud dépendent de l'importation.

Tout en analysant les effets pervers de l'aide alimentaire, il démontre à quel point le comportement du consommateur du nord peut peser sur celui du sud. Avant de soulever quelques pistes de réflexion intéressantes pour améliorer la situation...

Et la transition dans tout ça ?


Le mouvement mondial de la Transition a dans ses moyens d'actions privilégiés pour développer la résilience des territoires la relocalisation de la production alimentaire. Chaque région ayant avantage à produire la plus grande partie de son alimentation, et donc de la vendre localement, à un prix juste et équitable.

Cette façon de faire a l'avantage de diminuer l'empreinte écologique de la nourriture, mais aussi d'éviter les dérives dues aux spéculations sur les marchés intenationaux. De même, chacun produisant majoritairement pour son marché local, les paysans du monde entier ne seront plus en concurrence et pourront mieux vivre de leur travail.

 

 

Voir la vidéo : Comment nourrir tout le monde

 

Comment nourrir tout le monde ? from Denis van Waerebeke on Vimeo.

 

Pour plus d'informations sur l'agriculture, l'alimentation et la Transition :

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 10:47

bankster risico banner fr

 

 

Extrait : "(...) Il suffit de placer 8500 € dans ce genre de "grande banque" et votre argent polluera indirectement autant que vous dans tout le reste de vos activités quotidiennes. (...)"

 

 

Hélène Seingier nous explique en quoi les activités bancaires contribuent (ou non) à polluer la planète.





 

 

 

Si vous aussi vous vous demandez où votre banque investit votre argent, une bonne partie des réponses (pour la France) se trouve sur le site du livre Que font-ils de notre argent ?, de Stanislas Dupré. Parmi les banques coups de coeur de l’auteur, la Nef et le Crédit Coopératif.

Si vous souhaitez savoir comment votre banque se classe par rapport aux autres, d’un point de vue environnemental, ou comprendre pourquoi une SICAV peut difficilement être écolo, rendez-vous sur le site Finance responsable, mis au point par l’ONG Les Amis de la Terre. C’est elle aussi qui organise les Prix Pinocchio du Développement durable, pour dénoncer les champions du greenwashing. En 2010, la banque Crédit Agricole était parmi les nominés…

Mais qui au juste rassemble toutes ces données sur nos banques et leurs performances vertes ? Un tas d’organisations comme Banktrack, Secrets bancaires ou Inrate. Bonne recherche !

 

 Publié sur arte le 11 février, cliquez ici : global-mag-topimage_fr.jpg

 


Pour en savoir plus sur le sujet


 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 21:13

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Article publié le 3 février 2011 sur http://www.iewonline.be.

 

Certaines idées ont la vie dure. Il en va ainsi du mythe selon lequel l’automobiliste serait la « vache à lait » de l’Etat : pressé de taxes multiples et variées, il contribuerait au financement de l’Etat sans « revoir la couleur de son argent » ou, du moins, sans en profiter dans sa dimension de conducteur…

Une idée erronée, qui ne résiste pas longtemps à l’analyse des chiffres.


D’un côté, les automobilistes alimentent les caisses de l’Etat (TVA, taxe de circulation, accises sur le carburant…). De l’autre côté, la collectivité doit assumer non seulement la construction et l’entretien des infrastructures mais aussi les coûts externes [1] engendrés par les voitures (dégâts de la pollution, du bruit, accidents, soins de santé…) et non directement pris en charge par les utilisateurs. A cela s’ajoutent les primes et déductions fiscales par lesquelles les pouvoirs publics soutiennent directement l’achat de nouveaux véhicules, tant pour les particuliers que pour les entreprises, ainsi que les coûts de la désurbanisation induite par le système automobile. Les recettes (taxes) compensent-elles les dépenses ? Dans le cas de la Belgique, la réponse est clairement non : c’est l’Etat qui paie pour la voiture et non l’inverse.

chat11gh8.jpgSelon les chiffres de la Fédération belge de l’industrie automobile et du cycle (FEBIAC), en 2007, les recettes liées à l’utilisation de véhicules perçues par l’Etat fédéral et les Régions se sont élevées à 12 milliards 285 millions d’euros. Ce calcul prend en compte : les accises sur les carburants ; la taxe compensatoire des accises ; la TVA sur les carburants, ventes, entretiens, pièces et accessoires ; les taxes et redevances obligatoires sur les primes d’assurance ; la taxe de mise en circulation et la taxe de circulation ; la taxe autoradio ; les droits de douanes ; les amendes ; le contrôle technique ; le permis de conduire ; la cotisation de solidarité pour les voitures de société et diverses rentrées mineures. Difficile d’être plus exhaustif…

De son côté, l’Agence européenne de l’environnement (AEE) mentionne que les coûts externes de la voiture en Belgique s’élevaient à 108 euros pour 1.000 personnes.kilomètres (p.km) en 1995, soit, compte-tenu de l’inflation, 135 euros/1.000 pers.km en 2007 [2]. Cette année là, 112,45 milliards de p.km ont été roulés par des voitures sur nos routes. Cela représente donc 15 milliards 181 millions d’euros de coûts externes (coûts d’infrastructures compris), soit 2 milliards 896 millions d’euros (ou 23,5%) de plus que les recettes de l’Etat… [3]

La Section « Fiscalité et parafiscalité » du Conseil supérieur des finances confirme cette analyse : « Dans ces conditions [domination de la route], il n’y a rien d’étonnant à ce que les coûts externes du transport soient importants. Ils sont supérieurs à la fiscalité sur le transport, même dans une acception large de celle-ci (TVA incluse) et dans une acception étroite des coûts externes (hors accidents) ».

Les comptes du système automobile sont déjà clairement dans le rouges, mais il reste encore d’autres coûts à prendre en compte. Pour ce qui est des primes et déductions fiscales à l’achat de voitures, les chiffres de 2010 sont éloquents : l’Etat fédéral a financé des réductions sur facture pour les particuliers d’un montant total de 208 millions d’euros, la Région wallonne a elle dépensé quelques 50 millions d’euros, avec un impact environnemental très discutable. Pour les voitures de sociétés, le système belge qui leur est particulièrement favorable coûte chaque année 4,1 milliards d’euros à la Belgique, selon une étude du bureau Copenhagen Economics commandée par la Commission Européenne.

Ajoutons encore que la désurbanisation induite par le système automobile pèse également lourdement sur les budgets publics. L’exode urbain de ces dernières décennies a généré une série de dépenses « cachées » associées aux infrastructures (voirie, réseaux de distribution d’eau alimentaire et d’électricité…), aux superstructures (écoles, hôpitaux, piscines, crèches…) et à la desserte par des agents spécialisés (distribution du courrier, collecte des déchets…), comme l’a mis en évidence en Wallonie la Conférence permanente du développement territorial (CPDT). Vu leur caractère indirect et diffus, les coûts colossaux de la désurbanisation sont trop souvent totalement ignorés dans l’évaluation des politiques publiques.

Il est utile de spécifier ici qu’un système de taxation n’a pas vocation à assurer une parfaite correspondance entre « entrées » et « sorties » au sein d’un secteur (en l’occurrence, la mobilité). La politique fiscale automobile devrait être établie en fonction d’objectifs environnementaux et sociétaux (les montants des taxes étant dès lors établis en fonction de leur effet en termes de moteurs de changements comportementaux) et son efficacité à atteindre ces objectifs devrait faire l’objet d’évaluations et d’ajustements réguliers.

 

Lire la suite de l'article ici : logoIEW_couleur_suivantes.png

 



Pour en savoir plus sur le sujet


 

 

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:04

Changementclimatique-eau.pngPublié le 7 février 2010 sur www.bioaddict.fr.

 

Alors que les débats font rage sur les options à prendre face au changement climatique, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) lance une nouvelle édition interactive de son Rapport sur les Ressources Mondiales destiné à aider la prise de décisions par les gouvernements nationaux.


D'ici 2050, certaines prévisions indiquent que les précipitations annuelles au Ghana pourraient diminuer de 60% par rapport au niveau actuel, ou augmenter de près de 49%. Comment le gouvernement d'une nation ouest-africaine aux ressources naturelles réduites peut-il faire face à une incertitude aussi pesante dans la planification de son avenir? Comment peut-il décider où concentrer son développement agricole, ou encore décider de la meilleure façon de gérer son approvisionnement en eau dans l'avenir? Enfin, de quelle façon les fonctionnaires officiels africains et asiatiques peuvent-ils faire face aux autres impacts liés au changement climatique, tels que la modification des régimes de mousson et les sécheresses de longue durée?


Le tout dernier Rapport sur les Ressources Mondiales (WRR) traite ainsi de la question opportune de la prise de décision par les gouvernements nationaux. Un site Web interactif a été inauguré pour le lancement du rapport : www.worldresourcesreport.org.

 

Depuis 1986, l'influent rapport sur les Ressources Mondiales a été conjointement publié tous les deux ans par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la Banque mondiale et l'Institut des ressources mondiales. "Cette toute nouvelle édition propose un modèle innovant et interactif qui interpellera sans doute les auditoires et qui présente un large éventail de la recherche impliquant plus de 100 responsables gouvernementaux, des experts du climat, des dirigeants internationaux et des praticiens du monde entier. Toutes les recherches seront disponibles sur le site Web. Ces recherches comprennent des études de cas, des exercices de scénario par pays, et des tables rondes sur des questions ciblées. Cette recherche, ses commentaires, et les contributions fournies par les visiteurs du site web du WRR, donneront des informations sur les conclusions et sur les recommandations du rapport, qui sera officiellement publié en avril 2011", précise le PNUE dans un communiqué.


Le rapport fournira ainsi des orientations sur l'intégration des risques liés aux changements climatiques dans la prise de décision et dans la planification de politiques dans des secteurs tels que l'agriculture, la production d'électricité, la sylviculture et la gestion de l'eau. Il présentera des approches pour traiter différents types de risques liés aux changements climatiques à long terme.

 

 

Lire la suite de l'article ici : Bio Addict logo-bg2

 

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:32

 

Hervé Kempf

 

Hervé Kempf est un des journalistes d'environnement les plus réputés. Depuis près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l'écologie comme un secteur d'information à part entière, et a défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM.

 

Sans être membre du mouvement de la Transition, Hervé Kempf (Le Monde, France 2, Courrier International, La Recherche...) établi lui aussi des liens entre la spéculation financière, la crise écologique et l'épuisement des ressources.

Son approche intéressante et documentée est présentée dans l'article qui suit, issu du magazine Financité, ainsi que dans ses livres : "Comment les riches détruisent la planète" (2007), "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" (2009) et "L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie" (2011).

 

"Nous sommes entrés dans un système oligarchique qui n'a d'autre ressort que l'avidité, d'autre idéal que le conservatisme, d'autre rêve que la technologie."

 

Entretien réalisé par Thibaut Monnier.  Publié dans le magazine Financité, décembre 2010.

 

"Il n'est pas qu'un analyste de plus, heureusement  tombé juste quand tous se trompaient. Non, Hervé Kempf étudie notre planète depuis plus de 20 ans. Ambassadeur du sursaut citoyen, éclaireur des temps modernes, ce vulgarisateur hors pair revient en force avec L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie !, un livre coup de poing et documenté.


En quoi la finance est-elle liée à la crise écologique ?

Le développement extraordinaire de la spéculation financière depuis une trentaine d'années s'est traduit par une destruction massive de l'environnement et un creusement considérable des inégalités. Le résultat est qu'aujourd'hui une minorité gaspille les ressources aux dépens de l'intérêt général et projette un modèle de surconsommation qui imprègne toute notre culture. Le confort dans lequel nous vivons en Occident exerce une pression
énorme sur l’environnement, et se présente comme un modèle insoutenable pour le reste du monde.

 

En bref

La spéculation financière a engendré un épuisement des ressources naturelles.

 

Le monde est aujourd'hui dirigé par une minorité qui déguise la démocratie via les médias.

La spéculation financière est donc responsable de la détérioration de l'environnement ?

Directement et indirectement, oui. Il faut rappeler aussi que les puissances d'argent ont acquis une énorme influence sur le système politique et déterminent les règles du système économique et beaucoup de lois. La délibération démocratique, telle que tous ont voix égale au débat, est très largement limitée par des médias qui sont contrôlés par ces grandes puissances capitalistes.


Nous ne sommes plus en démocratie ?

La démocratie est extrêmement affaiblie, au point que l’on peut penser que l’on est entré dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs antiques et qu'ont oubliée les politologues : la domination d'une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l'ensemble des citoyens.

 

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Cette évolution est-elle réversible ?

J’espère que oui, mais cela suppose une transformation profonde du système de pouvoir, mais aussi de la réflexion politique.

Pour commencer, il faut prendre conscience de la situation, ce qui est le premier pas vers le changement. De même qu’une large part de la population a pris conscience, depuis une dizaine d’années, de la gravité de la crise écologique, et, depuis quelques années, de la montée rapide des inégalités. De même il nous faut comprendre que le régime politique est en train de changer et prendre conscience du fait que la démocratie n'est pas acquise ad aeternam.

Cette découverte implique aussi de reconnaître la culture matérielle dans laquelle le capitalisme nous a enfermés : l'oligarchie s'est développée en associant le prestige et la valeur humaine à l’argent et à l’accumulation d’objets.

Conditionnés notamment par la publicité, les individus se retrouvent en proie à une rivalité ostentatoire qui pousse à la  surconsommation et à la compétition : celui qui a le plus d'argent est le mieux considéré, quelle que soit la façon dont il a acquis cette fortune.

De ce point de vue, le contrôle des médias et de la publicité est un pilier du système oligarchique, non seulement pour contrôler le débat politique, mais aussi pour définir le système de valeurs de l’époque.

 

 

Comment renverser la situation à l'heure où l'iPhone, par exemple, se vend par millions ?

Il ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable : rester passifs – ou prisonniers de la culture de la consommation matérielle – aggravera la situation, parce que la crise écologique existe et empire en ce moment même. Les trois dernières générations, nos parents, nous, nos enfants, nous vivons ce moment historique où l'humanité rencontre les limites de la planète. Depuis les origines, l'aventure humaine s'est développée dans une nature dont les ressources semblaient incommensurables. Aujourd'hui, la biosphère est limitée et il faut absolument changer notre comportement
pour enrayer sa dégradation. Si l’on manque cette transition vers le nouveau monde, vers une société écologique et équitable, on risque d'aller vers le chaos, c'est-à-dire vers des épidémies, un changement climatique incontrôlable,
des querelles terribles pour l’accès aux ressources. Et si nous ne parvenons pas à revenir à des formes  démocratiques de choix collectif, l’oligarchie poursuivra sa tendance vers un régime de plus en plus autoritaire. À nous de savoir vers où nous voulons aller : le nouveau monde ou l'asservissement.

 

La crise écologique est un signal d'alarme qui doit nous conduire à un consensus mondial ?

L'écologie place l'humanité devant un problème commun : la limitation des ressources et de la capacité de la biosphère à absorber l’impact de l’activité humaine. Cela peut la fédérer et la pousser à s’unir, parce qu'il n'y

a pas d'autre solution au problème qu'une réponse solidaire. Il nous faut aussi imaginer une démocratie qui ne soit plus à l’échelle de quelques pays privilégiés, mais de l’ensemble de la planète : c’est un magnifique défi.

 

Quelles pistes d'action privilégiez-vous ?

Hervé Kempf est aussi le fondateur du site écologiste reporterre.net

Une formule guide : « Moins de biens, plus de liens ». Et une idée : « Les solutions pratiques existent déjà ». Partout se créent des coopératives, des banques du temps, des systèmes d'échange locaux. L'agriculture biologique se développe et les circuits d'échange se raccourcissent, impliquant des relations plus sincères entre les intermédiaires. L'économie coopérative, donc le partage de la propriété et des outils de production, est une clé pour l'avenir. Les solutions existent, il faut maintenant créer une conscience commune. Nous devons profiter du confort que nous avons
encore de pouvoir réfléchir sans être aliénés par l'impératif dramatique et anxiogène de la nécessité.

 

C'est une question de propositions politiques ?

Le régime démocratique a été considéré comme quelque chose d'acquis, et de nombreux citoyens ne se préoccupent plus de la chose commune. Cette passivité a permis à l'oligarchie et à la finance de monopoliser le pouvoir. Rien ne se fera sans un nouvel engagement politique – au meilleur sens du terme – de chacun d’entre nous. Et un enjeu politique
principal est la reprise de contrôle, par les instances politiques, du système financier.

 

La finance responsable et solidaire a-t-elle besoin d'un Hervé Kempf ou d'un Nicolas Hulot pour toucher le public comme le fait l'écologie ?

Vulgariser, rendre le discours accessible à tous est primordial. La difficulté est de le faire sans perdre l'exigence intellectuelle liée au sujet. La crise financière a fait prendre conscience au monde entier de l'urgence citoyenne de reprendre en main le système financier. La finance fait peur, certes, mais de moins en moins, grâce aux économistes et journalistes qui sont guidés par la démarche citoyenne. La nouvelle finance, responsable et solidaire, a un rôle important à jouer, en montrant qu'un autre système de crédit est possible que celui que promeuvent les banques
capitalistes."

 

 

 Pour lire le magazine financité de décembre 2010 dans son entièreté : financite.jpg

 


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