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  • : Ath en Transition
  • : Et si notre réponse au pic du pétrole, aux changements climatiques et aux crises économiques ressemblait plus à une fête qu'à une marche de protestation ?
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logo-transition-network.gifAth en Transition fait partie du Transition Network, avec plus de 1100 villes et territoires dans le monde. C'est une progression extraordinaire que le mouvement citoyen et mondial de la transition connaît depuis la fin 2006.

Le mouvement se structure maintenant aussi chez nous avec le Réseau Transition Wallonie - Bruxelles.

Agenda

12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 17:20

Berco-ecolo-2.jpgNous vous l'annonçions dans de précédents articles, et comme la vidéo ci-dessous l'explique très bien, le pic du pétrole conventionnel (le pétrole bon marché) a été dépassé en 2006.

 

Notre société de consommation actuelle s'est construite sur l'abondance de pétrole bon marché, elle va donc devoir s'adapter à la fin progressive de l'ère du pétrole. Le nucléaire (et ses déchets radioactifs), qui ne représente que 6% de l'énergie consommée dans le monde, n'a pas le potentiel pour remplacer le pétrole. Mais alors ?

La bonne nouvelle

C'est que si l'on s'adapte pour utiliser moins d'énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon, sachant que le pic du gaz et d'autres matières premières vont suivre), ce sera positif pour le climat et pour l'environnement.

 

Si en plus on décide de s'adapter en développant localement dans nos société la capacité à résister et à s'adapter positivement aux crises (ce qu'on appelle la résilience locale) énergétiques et aux changements climatiques, en ajoutant à la liste la résilience face aux crises économiques, financières, sociales...  nous pourrions bien être en route vers une ère bien plus agréable et plus juste que l'actuelle.

 

Si l'Homme a été capable de construire une société sur l'abondance de pétrole, il sera capable d'en construire une autre qui pourra s'en passer... S'il s'y met dès maintenant car pour s'adapter, "nous avons peu de temps et beaucoup à faire" (Richard Heinberg).

Mais comment ?

Ce n'est pas si compliqué que cela si on s'y met progressivement, et c'est encore mois compliqué quand on s'y met à plusieurs, comme le proposent les initiatives de transition :-)

  • En mangeant de la nourriture produite localement (en plus elle est très souvent meilleure pour la santé que la nourriture industrielle),
  • En apprenant à vivre en consommant moins d'énergie (sobriété énergétique),
  • En diminuant notre consommation de viande,
  • En développant au niveau local les énergies propres et infinies que sont les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, centrales marémotrices...), 
  • En relocalisant les activités qui peuvent l'être afin de diminuer le transport et de favoriser l'emploi local, 
  • En utilisant plus le vélo, la marche, le bus, le train,
  • En diminuant sa vitesse moyenne de 10 % sur ses trajets habituels, en pratiquer l’écoconduite et en n’utilisant la climatisation que lorsqu’elle est vraiment nécessaire, on peut diminuer  d’environ 30 % la consommation d’un véhicule par rapport à une conduite «normale».
  • Une diminution de 5 à 10 % est encore possible en diminuant son kilomètrage annuel par une utilisation plus importante des transports en commun tels qu’ils sont, en rationalisant ses déplacements, et en choisissant de ne pas utiliser sa voiture pour des trajets très courts (moins de 5km) pouvant être faits à pied ou à bicyclette,
  • En réfléchissant à deux (ou trois) fois avant d'acheter quelque chose, histoire d'être certains d'en avoir vraiment besoin,
  • En faisant preuve de créativité et d'ingéniosité pour allonger cette liste...

Le Soir 3 du 11 juillet 2011 : le pic du pétrole conventionnel

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur l'énergie et la transition

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 22:46

ecoconso-1663691_300.jpgL’éco-consommation plaisir, pratique et pas chère… Laissez-vous tenter !

 

En vidéo : Vincent a choisi une alimentation durable et un mode de vie local !

 

Il a opté pour une alimentation, des déplacements, un habitat… plus simples et durables. Ce mode de vie lui permet de travailler moins et de vivre mieux !

 

Dans cette vidéo, il partage son expérience et ses astuces.

 

 


 

D'autres portaits d'éco-citoyens en cliquant ici...

 

 

Publié le 11 juillet 2011 sur Ecoconso.be

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 14:28

petrole-couv.jpgComment le pétrole détruit notre environnement.

Notre société est dépendante du pétrole. Mais les dommages, que la production pétrolière entraîne pour l'environnement, sont largement inconnus ou sont passés sous silence. Le mardi 28 juin 2011 à 20h40 ARTE a montré les documentaires "BP en eaux trouble" et "Carbonisés - Les pétroliers ennemis du climat" - deux rapports sur ​​le pétrole, le pouvoir et la corruption. Ce programme sera rediffusé ce vendredi 1er juillet à 10h le matin. arte présente également un dossier sur son site.

 

10h00 - BP en eaux troubles

Documentaire de James Brabazon et Greg Palast (Royaume-Uni/Allemagne, 2011, 52mn) ~ Production : Fresh One Productions

Le 20 avril 2010, le complexe pétrolier “Deepwater Horizon” est détruit par une explosion. La marée noire qui en résulte est considérée comme l’une des pires catastrophes environnementales de l’histoire. Enquête sur la multinationale BP. D’après les conclusions du Congrès américain, l’un des principaux responsables de ce désastre écologique est la multinationale BP. Les dégâts massifs sur l’écosystème de la région, que l’on impute au groupe, sont dus, pour la plupart, à de simples négligences, ou au non-respect des règles de sécurité élémentaires. Greg Palast, l’un des chefs de file du journalisme d’investigation américain, enquête depuis vingt ans sur les pratiques du géant pétrolier. Ses périples l’ont mené du golfe du Mexique aux nouveaux territoires convoités par BP dans la partie arctique de l’Alaska, puis vers l’une des régions les plus polluées au monde, celle des champs pétrolifères d’Azerbaïdjan. Son enquête prouve que le groupe a parfois usé de méthodes pour le moins douteuses afin de s’arroger des contrats juteux. Le prochain est déjà scellé : jouissant de la bénédiction de leurs États respectifs, BP et l’entreprise publique russe Rosneft ont signé un accord permettant l’exploitation de puits de forage situés en Russie arctique.

 

 


 

 


 

 


 

 

 

10h55 - Carbonisés : Les pétroliers ennemis du climat (le documentaire complet)

Documentaire d’Inge Altemeier (Allemagne, 2011, 52mn) - Production : Altemeier und Hornung Filmproduktion

 

 

 

Des groupes pétroliers brûlent le gaz naturel généré durant le processus d’extraction et provoquent des dégâts massifs sur l'environnement. Un scandale ignoré du grand public. Lorsque l’on extrait du pétrole, une immense quantité de gaz naturel est acheminée vers la surface du globe. Or, au lieu de l’utiliser à bon escient, les compagnies pétrolières brûlent cette précieuse matière première, considérée aujourd’hui comme une ressource énergétique primordiale pour l’avenir. Ce processus dit de “gas flaring” fait disparaître chaque année l’équivalent du tiers des besoins européens en gaz naturel, tandis que 400 millions de tonnes de gaz à effet de serre sont relâchées dans l’atmosphère. Il semble toutefois que ce phénomène n’inquiète pas outre mesure les compagnies pétrolières, dont l’unique but reste de puiser dans les réserves d’or noir, au plus vite. Si ce sont surtout les populations de pays africains comme le Nigeria qui pâtissent de l’exploitation pétrolière, la Russie, plus gros fournisseur de pétrole de l’Europe, est championne du monde en matière de gaspillage de gaz naturel. Pourquoi les compagnies pétrolières du monde entier brûlent-elles sans vergogne ces précieuses ressources ? Et surtout, pourquoi personne ne semble-t-il s’en soucier ?

 


Pour en savoir plus sur la transition énergétique

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:00

Blinders.jpgLe risque de l’individualisation de l’internet

La lecture de la semaine... il s’agit d’une petite partie d’un article paru dans la New York Review of Books. Intitulé “Mind Control and the Internet” (Internet et le contrôle de l’esprit), l’article de Sue Halpern consiste, comme c’est le cas la plupart du temps dans la New York Review of books, en le développement d’une thèse qui s’appuie sur la critique de plusieurs livres récemment parus. Je n’ai gardé qu’un passage de ce long article, celui où Sue Halpern recense le livre de Eli Pariser, The Filter Bibble : What the Internet Is Hiding from You. Ce livre montre notamment que depuis décembre 2009, Google vise à donner à toute requête effectuée sur le moteur de recherche un résultat qui corresponde au profil de la personne qui fait la recherche. Cette correspondance s’applique à tous les usagers de Google, même si elle ne prend effet qu’après plusieurs recherches, le temps qu’il faut à l’algorithme Google pour évaluer les goûts de l’usager.

 

The Filter BubbleEn d’autres mots, le processus de recherche est devenu personnalisé. Ce qui signifie qu’il n’est plus universel, mais idiosyncrasique et impératif. “Nous pensons tous que quand nous googlons un mot, explique Pariser, tout le monde a les mêmes résultats – ceux que le fameux algorithme de Google, PageRank considère comme faisant autorité du fait qu’un grand nombre de liens pointe vers eux.” Avec la recherche personnalisée, poursuit Pariser “vous obtenez le résultat que l’algorithme de Google pense être le plus adapté à vous en particulier – mais quelqu’un d’autre verra apparaître d’autres résultats. En d’autres mots, il n’y a plus de standard Google”. Sue Halpern fait une analogie éclairante : c’est comme si en cherchant le même terme dans une encyclopédie, chacun trouvait des entrées différentes – mais personne ne s’en apercevant car chacun étant persuadé d’obtenir une référence standard.

Des recherches qui renforcent notre vision du monde et notre idéologie, en nous "préservant" des autres opinions

Parmi les multiples conséquences insidieuses de cette individualisation, il en est une qui inquiète plus particulièrement Sue Halpern, elle explique : “en adaptant l’information à la perception que l’algorithme a de ce que vous êtes, une perception qui est construite à partir de 57 variables, Google vous adresse un matériau qui est susceptible de renforcer votre propre vision du monde et votre propre idéologie. Pariser raconte par exemple qu’une recherche sur les preuves du changement climatique donnera des résultats différents à un militant écologiste et au cadre d’une compagnie pétrolière, et donnera aussi un résultat différent à quelqu’un dont l’algorithme suppose qu’il est démocrate, et à un autre dont l’algorithme suppose qu’il est républicain (évidemment, pas besoin de déclarer qu’on est l’un ou l’autre, l’algorithme le déduit de nos recherches). De cette manière, poursuit Sue Halpern, l’internet, qui n’est pas la presse, mais qui souvent fonctionne comme la presse en disséminant les informations, nous préserve des opinions contradictoires et des points de vue qui entrent en conflit avec les nôtres, tout en donnant l’impression d’être neutre et objectif, débarrassé de tous les biais idéologiques qui encombrent le traitement de l’information dans la presse traditionnelle.”

On risque de s’endoctriner nous-mêmes

Et Sue Halpern de citer une étude récente (.pdf) menée entre 2001 et 2010 au sujet du changement climatique. Cette

Quel rapport avec la transition ?    

“La démocratie requiert du citoyen qu’il voit le problème du point de vue de l’autre, et nous, nous sommes de plus en plus enfermés dans notre bulle” (Pariser E.).


Les initiatives de transition veulent informer, sensibiliser et mobiliser un maximum de citoyens pour faire face à des enjeux dont la perception de chacun(e) est dépendance de son accès à l'information. Au lieu d'essayer de convaincre des "opposants" pas le discours et l'argumentation, la transition préfère construire des alternatives concrètes et convaincre les sceptiques par l'action.

étude montrait qu’en 9 ans, alors qu’un consensus scientifique s’établissait sur le changement climatique, la part des républicains pensant que la terre se réchauffait passait de 49 % à 29 %, celle des démocrates de 60% à 70 %, comme si les groupes recevaient des messages différents de la science, avec pour conséquence de rendre impossible tout débat public. Et pour Sue Halpen, c’est ce que suggère ce que Elie Pariser raconte sur Google : si ce sont nos propres idées qui nous reviennent quand on fait une recherche, on risque de s’endoctriner nous-mêmes, avec notre propre idéologie. “La démocratie requiert du citoyen qu’il voit le problème du point de vue de l’autre, et nous, nous sommes de plus en plus enfermés dans notre bulle” explique Pariser. “La démocratie requiert de s’appuyer sur des faits partagés, et nous, on nous offre des univers parallèles, mais séparés.”


Sue Halpern poursuit sa diatribe : “Il n’est pas compliqué de voir ce à quoi cela nous mènerait – toute organisation dotée d’un agenda (un lobby, un parti politique, une entreprise, un Etat…) pourrait noyer la chambre d’écho avec l’information qu’elle veut diffuser. (Et dans les faits, c’est ce qui s’est produit à droite avec le changement climatique). Qui s’en rendrait compte ?” Et Sue Halpern de citer les propos que Tim Berners-Lee, l’inventeur du Word Wide Web, tenait récemment dans Scientific American : “Le web tel que nous le connaissons est menacé… Parmi ses habitants qui connaissent le plus grand succès, certains ont commencé à pervertir ses principes… Des états – totalitaires tout autant que démocratiques – contrôlent les comportements en ligne, mettant en danger les droits de l’homme.”


Xavier de la Porte

 

Article initialement paru le 13/06/2011 sur : http://www.internetactu.net


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:47

LA-FACE-CACHEE-DU-PETROLE_b.jpgDes premiers forages de Rockefeller en 1860 à la récente guerre en Irak, le pétrole aura été le véritable moteur de l’histoire tragique du XXe siècle. Matière première vitale, stratégique, il a été au coeur de tous les calculs politiques. Tant et si bien que l’univers du pétrole est dominé depuis toujours par l’opacité et la désinformation.

 

"La face cachée du pétrole", film sur lequel nous vous invitons à lire l'article et l'analyse personnelle de Benoît Thévard, qui nous encourage à avancer sur la voie de la transition, est un documentaire de Patrick Barbéris adapté du livre du même nom d’Éric Laurent et diffusé sur arte en septembre 2010. Il lève le voile sur des secrets soigneusement cachés et donne des clés pour comprendre les enjeux autour du pétrole, alors qu’une véritable guerre des ressources est engagée.

Première partie : Le partage du monde

Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La première partie du documentaire balaye la première moitié du XXè siècle (jusqu’en 1945).Elle montre, documents à l’appui, la volonté d’hégémonie des grandes compagnies pétrolières mondiales et leurs ententes commerciales illégales. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partageaient le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les compagnies américaines n’ont pas hésité à fournir en pétrole les nazis sans que l’Etat fédéral américain ne les accuse jamais de haute trahison. Business is business.

 

 


Deuxième partie : Les grandes manipulations

Le second épisode dissèque ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Pour la première fois, l’homme au coeur de cette stratégie, Roger Robinson, explique comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…

 

 

 

Eric Laurent: "La guerre du pétrole va gagner en intensité"

Dans une remarquable enquête basée sur son livre La face cachée du pétrole*, le journaliste et écrivain Éric Laurent démonte une histoire tissée de manipulations et de désinformation. Entretien avec un artisan du scoop.

 

Comment avez-vous fait pour révéler des secrets si bien gardés ?

Éric Laurent : J'ai commencé à travailler sur ce sujet en 1973, au moment du premier choc rouge-a-levres.jpgpétrolier. Je me suis mis à approcher le cœur du pouvoir pétrolier, à connaître certains de ses hommes-clés, à pressentir aussi combien la marche du monde en dépendait. Cela relève d'un artisanat journalistique de plus en plus méprisé : chercher les informations à la source et les recouper. Parce que ce qui entoure le pétrole est complexe et opaque, la presse se contente des communiqués officiels, presque toujours mensongers. Il n'existe aucune source indépendante de statistiques : elles proviennent des compagnies et des pays producteurs, qui ont tout intérêt à les manipuler. C'est ainsi que les réserves mondiales sont surestimées de 300 milliards de barils depuis 1986, date à laquelle, pour augmenter leurs quotas de production, les pays arabes de l'Opep ont gonflé les chiffres.
 
D'autres exemples ?

Dès 1928, les sept grandes compagnies pétrolières occidentales se sont partagées le monde, dans un secret qui n'a filtré que dans les années 1950. Le choc pétrolier de 1973, qu'on présente comme une réaction des pays arabes producteurs, est en réalité le fait de ces mêmes compagnies, qui voulaient dégager de gros bénéfices afin d'investir dans la prospection. Et c'est par le pétrole que Reagan a fait tomber l'URSS, comme on le découvre dans le film.
 
Il s'achève sur un futur lourd de menaces…

Le XXIe siècle a vu s'ouvrir une nouvelle phase, avec l'intervention en Irak de 2003, coup d'envoi d'une guerre du pétrole qui va gagner en intensité : les réserves mondiales s'épuisent et les compagnies en détiennent à peine 7 %. Les forces sont redistribuées. D'une part parce que la Chine entend s'assurer une hégémonie absolue sur les matières premières, et qu'elle en a les moyens. D'autre part, parce que quatre pays producteurs détiennent les clés de l'avenir, et aucun n'est l'ami de l'Occident : l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Venezuela et la Russie. Or, pour répondre à la demande mondiale, il faudrait découvrir l'équivalent de quatre Arabie Saoudite ! On risque de voir se multiplier les catastrophes écologiques comme celle du Golfe du Mexique, car on recherche le pétrole à des conditions toujours plus risquées.

Propos recueillis par Irène Berelowitch

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 18:42

Jeremy_Rifkin_2009_by_Stephan_Rohl.jpgJeremy Rifkin est un économiste et auteur américain. C'est un spécialiste de prospective économique et scientifique, il préside un groupe de 120 entreprises parmi les plus importantes au monde, dans des domaines aussi divers que l'informatique, la construction, l'énergie, le transport...

 

Il est notamment l'auteur de 17 bestseller au sujet de l'impact des changements scientifiques et technologiques sur l'économie, la main-d'œuvre, la société et l'environnement. Il est également fondateur et président de la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends ou FOET) basée à Washington.

 

Dans la vidéo qui suit, il expose les raisons commerciales pour lesquelles l'énergie nucléaire n'a plus d'avenir.

Par exemple, selon lui, le nucléaire ne subsistera pas et sera remplacé car chacun produira chez soi à l'aide du solaire, de l'éolien ou du géothermique, l'énergie nécessaire à la vie quotidienne et à la mobilité personnelle. On la transformera en hydrogène chez soi pour stocker l'énergie. Si Jeremy Rifkin voit juste, des circuits d'énergie parallèle devraient se mettre en place au niveau local. Il s'agit donc d'une relocalisation de la production énergétique, qui est une des pistes de travail choisies par les initiatives de transition.

 


 

Remarque : il y a quelques approximations dans la traduction qui apparaît en sous-titrage :

  • à 1:26 JR dit: "to have a minimum impact to climate change - which is the RATIONALE for the renaissance of this industry...", rationale = "the fundamental reason or reasons serving to account for something". Donc "afin d'avoir un minimum d'impact sur le changement climatique - ce qui est la logique invoquée pour la renaissance de cette industrie...";
  • à 1:03 : politicians haven't caught up = les hommes politiques n'ont pas encore compris (et non "se faire avoir") ;
  • à 1:28 : which is the rationale for the renaissance of this industry = ce qui est le raisonnement derrière le renouveau du secteur (et non le contre-sens "ce qui est irrationnel") ;
  • à 2:32 : it's disgraceful = c'est honteux (et non "ça dérange") ;
  • à 4:14 : in thirty, fourty years = dans 30-40 ans (et non "dans 34 ans" :P)

Les cinq raisons que Jeremy Rifkin donne dans la vidéo pour expliciter son affirmation :

1) « Il y a actuellement 443 centrales nucléaires sur la planète qui fournissent 6% de l'énergie totale. Pour avoir une influence sur le réchauffement climatique, -argument dont se servent les nucléocrates-, il faudrait que le nucléaire produise 20% de l'énergie mondiale, soit un parc de 1500 centrales nucléaires dans les 25 ans à venir. Irrationnel ! En effet, l'Agence internationale de l'énergie atomique estime que nous allons vers un déficit majeur en uranium vers 2025/2030 pour les 443 centrales actuelles. De plus, la raréfaction de l'uranium va faire exploser ses cours. »

2) « Le problème des fuites de  Fukushima est venu des barres nucléaires exposées, pas des réacteurs, ni des cœurs des réacteurs ». Ce qui veut dire que 443 Fukushima sont possibles sur la planète, car dans toutes les centrales, les barres sont exposées.

3) la question des déchets : l'industrie nucléaire a plus de 60 ans et elle ne sait toujours pas traiter les déchets qu'elle produit. Dans mon pays -les USA- dit le président de la FOET, nous avons investi 8 milliards de dollars en 18 ans pour creuser une voûte dans la montagne Yucca. Aucun déchet nucléaire n’a pu y être stocké pour 10.000 ans comme promis, car il y a eu des problèmes graves à cause du mouvement des plaques tectoniques ».

4) « La France a créé une nouvelle génération d'énergie pour les centrales nucléaires : le plutonium par recyclage de l'uranium. La France entend-elle assurer la dissémination du plutonium partout sur la planète, dans un monde si peu sûr ? »


5) Les Français doivent savoir, dit-il, que 40% de toute l'eau potable consommée dans toute la France est utilisée pour refroidir les réacteurs nucléaires. Quand cette eau est rejetée, elle est chaude et déshydrate les écosystèmes.

 

Mais Jeremy Rifkin est confiant dans la capacité de résistance et de réaction de l'individu face aux monopoles de toute nature, à commencer par ceux de l'énergie et du nucléaire. « Des millions de petits sont plus forts qu'un gros monopoliste », dit-il. Les exemples de l'Allemagne ou de la Suisse constituent un précieux encouragement à cet égard.

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 15:14

Richard-Heinberg---Cr-ee-en-vue-des-troubles-sociaux-a-veni.jpg

« Nous vivons l’un des grands tournants de l’histoire. Au cours de votre vie, vous serez les témoins de changements dans le monde qui seront les plus importants depuis le début de l’humanité. Vous aurez la possibilité de participer à la refonte des infrastructures de base qui sous tendent notre société, énergie, alimentation, transports et finance. »

 

Indignés par la décision de la direction de l’établissement qui avait choisi le DG d’ExxonMobil pour ouvrir la cérémonie de remise des diplômes, les étudiants de l’Institut Polytechnique de Worcester, Massachusetts, ont invité Richard Heinberg, du Post Carbone Institute.

 

Selon Richard heinberg, la crise systémique que nous affrontons est multiforme : climat, énergie, ressources, alimentation, modèle économique, sont les facettes du même problème fondamental : la redéfinition (fort urgente) du modèle de développement de l’humanité dans un monde fini, aux équilibres fragiles (Note d'Ath en Transition : Voir à ce sujet les réflexions de Tim Jackson, d'Hervé Kempf et de Christian Felber). Le retard à l’allumage auquel nous assistons dans la reconnaissance de l’ampleur des problèmes, de leur intrication structurelle, et des ruptures nécessaires avec le « business as usual » n’est pas étonnant.

 

La génération au pouvoir, repue et vieillissante, est dans sa grande majorité incapable d’effectuer le saut conceptuel requis. Un Pascal Bruckner, qui se donne pour un esprit fort et libre, illustre excellemment ce travers, lorsqu’il écrit dans une chronique récente intitulée « la séduction du désastre » que « les discours alarmistes, qu’ils portent sur l’atome, le climat, l’avenir de la planète, souffrent d’une contradiction. Si la situation est aussi grave qu’ils le prétendent, à quoi bon s’insurger. Pourquoi ne pas se prélasser en attendant le déluge ? », avouant ainsi platement tout à la fois son incapacité à prendre la mesure du réel et son cynique manque de foi dans le génie humain.

 

Certes, comme l’écrit Heinberg, la tâche à accomplir est lourde, difficile, semée d’embûches et rendue encore plus ardue par l’urgence, chaque jour plus pressante. Mais toutes les connaissances accumulées, toutes les merveilles rendues possibles par notre extraordinaire maîtrise des savoirs faire technologiques, aujourd’hui instrumentalisées par le couple infernal consumérisme / profits monétaires court-termistes, seront pour la génération montante, si elle en décide, autant d’atouts pour accomplir une tâche ô combien exaltante : renouer avec les promesses de l’Homme, créer un avenir de prospérité durable et partagée.

 

Présentation issue du site Contre Info le 25 mai 2011.

 

Par Richard Heinberg, Worcester Polytechnic Institute, 14 mai 2011 - Extrait traduit de l'anglais par "contre info"

 

Heinberg.photo.Oilcan.jpg"Mes paroles s’adressent en particulier à vous, qui êtes étudiants. Voici quelle sera la réalité déterminant vos existences. Quel que soit votre futur domaine d’activité, que ce soit le commerce, la finance, l’ingénierie, le transport, l’agriculture, l’éducation ou les loisirs, votre situation sera conditionnée par la transition énergétique qui est en cours actuellement. Mieux vous comprendrez cette réalité et plus efficace vous serez pour apporter votre contribution à la société et tracer votre chemin dans le monde.

 

Nous vivons l’un des grands tournants de l’histoire. Au cours de votre vie, vous serez les témoins de changements dans le monde qui seront les plus importants depuis le début de l’humanité. Vous aurez la possibilité de participer à la refonte des infrastructures de base qui sous tendent notre société, énergie, alimentation, transports et finance.

 

Je m’exprime avec une certaine assurance, car nos infrastructures existantes dans l’énergie, l’alimentation, les transports et la finance ne peuvent être maintenues dans la situation qui se dessine : celle d’un épuisement des combustibles fossiles et d’une instabilité du climat. Par conséquent, ce que vous choisirez de faire de votre vie pourrait avoir des conséquences beaucoup plus importantes que ce que vous pourriez imaginer aujourd’hui.

 

Au long de votre existence la société aura à résoudre plusieurs problèmes fondamentaux :

  • Comment produire notre alimentation de manière durable, sans apport de combustibles fossiles, sans appauvrir les terres arables ou des réserves d’eau douce de plus en plus rares.
  • Comment subvenir aux besoins de 7 milliards d’êtres humains sans épuiser les ressources naturelles, y compris les forêts et les pêcheries, et des réserves finies de minerais.
  • Comment réorganiser notre système financier afin qu’il puisse continuer à remplir sa fonction essentielle, qui consiste à réinvestir l’épargne dans des projets socialement utiles dans le contexte d’une économie dont l’activité, au lieu de croitre sans cesse, se stabilise, voire même diminuerait en raison du déclin des approvisionnements en énergie.

La résolution de chacun de ces problèmes essentiels demandera du temps, de l’intelligence et du courage. Relever ces défis est une tâche requérant des héros et des héroïnes, une tâche suffisamment vaste pour nécessiter que même la plus grande génération qu’ait pu porter l’histoire humaine doive s’y consacre entièrement. Si chaque crise offre une nouvelle chance, alors celle-ci offre à l’humanité la plus grande occasion qu’elle ait connue.

 

L’aptitude la plus importante que nous puissions espérer acquérir est sans doute celle de tirer le meilleur parti des circonstances que la vie nous réserve. A l’heure actuelle, ces circonstances sont celles d’une transformation fondamentale de la situation économique. Durant ce siècle, nous, Américains, jouiront de moins de biens matériels et de mobilité. D’ici à quelques années, nous regarderons la fin du 20e siècle en Amérique comme une époque où le consumérisme prôné par la publicité était complètement hors de proportion avec ce que la nature peut nous offrir de façon durable. J’imagine que nous nous souviendrons de ce moment avec un mélange de nostalgie et de regret, comme d’un âge d’or d’une abondance disparue, mais aussi comme d’un moment de folie et de cupidité qui a mis le monde entier en danger.

RichardHeinberg.jpg

Tirer le meilleur parti de notre nouvelle situation implique de trouver le bonheur dans la conception de produits de meilleure qualité qui pourront être réutilisés, réparés, recyclés pratiquement à l’infini, et de nous accomplir dans les relations humaines et des activités culturelles plutôt que dans une consommation frénétique.

Il existe peu de corrélation entre les niveaux de consommation et le bonheur

Heureusement, nous savons aujourd’hui grâces aux études psychologiques transculturelles qu’il n’existe que peu de corrélation entre les niveaux de consommation et le bonheur. Ce qui nous montre que la vie peut être en réalité meilleure, même sans combustibles fossiles.

 

Considérer les moments de crises comme des moments difficiles ou des périodes de vastes renouvellements relève en réalité d’une question de point de vue. Je tiens à souligner ce point. Nous vivons un moment d’opportunité sans précédent pour se rendre utile à la communauté. Un moment où il sera possible de changer vraiment le monde, parce que le monde doit changer de toute façon. Un moment où vous pouvez faire la différence en contribuant à façonner ce changement nécessaire et inévitable.

 

Lors de mes déplacements, je rencontre dans toutes les régions de ce pays des jeunes qui sont à prêts à relever le défi de construire un avenir post-pétrole : un agriculteur de 25 ans dans le New Jersey, qui laboure avec des chevaux et n’utilise pas de produits chimiques ; le responsable d’une coopérative de production de biocarburant à Northampton ; un installateur solaire à Oakland, en Californie.

 

La transition énergétique imposera de mener une nouvelle réflexion dans tous les domaines, des beaux-arts à la banque. Partout, les entreprises embauchent des spécialistes du développement durable, pour tracer leur chemin à travers les nouveaux défis et opportunités. Au même moment, de nombreux jeunes rejoignent des organisations militant dans le domaine de l’énergie et du climat, telle 350.org et Transition Initiatives.

 

Pour conclure, je voudrais résumer mon message ainsi : les combustibles fossiles ont permis de construire le monde dans lequel vous avez vécu durant votre enfance et tout au long de vos années d’études. Maintenant c’est à vous d’imaginer et de construire le monde d’après les combustibles fossiles. C’est le défi et l’opportunité de votre vie. Je vous souhaite bonne chance pour que vous en profitiez au mieux."

Richard Heinberg.

Pour découvrir le texte complet, en anglais : yes-magazine-logo.jpg

 

 

 

Pour en savoir plus sur l'énergie et la Transition

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:00

4594-130571573-650x0-1.jpgLe GIEC vient de publier un rapport sur les énergies du futur. Parmi 164 scénarii examinés, le plus optimiste prévoit que les énergies renouvelables, biomasse, solaire, géothermie, hydraulique, énergie marine, éolien, compteront pour au moins 77% des besoins énergétiques mondiaux à l'horizon 2050.

 

Ceux qui pensent, comme Nicolas Sarkozy, que l'énergie nucléaire est incontournable si nous ne voulons pas "retourner au moyen âge et nous éclairer à la bougie", vont pouvoir consulter utilement le rapport que vient d'adopter le GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat) organisme fondé en 1988 à l'initiative de l'ONU.

 

Ce rapport, qui analyse 164 scénarii énergétiques possibles, prévoit en effet une forte montée en puissance des énergies renouvelables. Et il précise que : 

"La plupart des scénarii analysés estiment qu'à l'horizon 2050, la contribution des énergies renouvelables à une offre énergétique sobre en carbone sera supérieure à celle de l'énergie nucléaire ou des combustibles fossiles".

Cette progression des énergies renouvelables permettrait d'éviter de 220 à 560 gigatonnes d'équivalent CO2 entre 2010 et 2050, et de contenir la concentration de gaz à effet de serre à 450 ppm (parties par millions), ce qui permettrait de limiter l'élévation de la température à la surface du globe à 2°C.

En 2010, les énergies renouvelables ne représentaient pas plus de 13% de l'approvisionnement total mondial, contre 85% pour les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), qui émettent une grande partie du gaz à effet de serre à l'origine du changement climatique, et 2% pour le nucléaire.

Mais comment parvenir à ce résultat ? Et quel en sera le coût ?

Selon le rapport, "ce n'est pas tant la disponibilité des ressources que les politiques publiques mises en place qui permettront ou non de développer les énergies renouvelables dans les décennies à venir". Ainsi l'hypothèse la plus basse dans les scénarii étudiés prévoit que seulement 15% des besoins en 2050 pourraient être couverts par les énergies renouvelables en l'absence de volonté politique. 

 

Quant aux coûts de développement des énergies renouvelables, quel que soit le scénario, ils resteront "inférieurs à 1% du PIB mondial jusqu'à 2050", a affirmé M. Pachauri Président du GIEC. Et pour lui "c'est un chiffre extrêmement significatif, qui montre que le coût de développement et d'utilisation des énergies renouvelables est à portée de main."

De son côté, suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Premier Ministre du Japon a déclaré qu'il allait désormais promouvoir les énergies renouvelables comme le solaire, l'éolien, et le carburant produit à partir de la biomasse pour réduire la part du nucléaire qui représente environ 30% de la production d'électricité du Japon.

 

Un article d'Hervé de Malières sur bioaddict.fr

 

Le rapport et d'autres informations sur le site du GIEC.

Un résumé du rapport du GIEC.

Publié le 4 mai sur : Bio Addict logo-bg2

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:44

ferme-bec-helloin-image.axd.jpegDepuis 2008, la Ferme du Bec-Hellouin, dans l’Eure, expérimente la permaculture. Un modèle écologique fondé sur la régénération continue de la fertilité des sols, trop peu pratiqué en Europe.  

 

Dans cette ferme, ils mettent en pratique un ensemble de solutions inspirées du fonctionnement des écosystèmes naturels pour produire en abondance des fruits et légumes sains, pratiquement sans recours aux énergies fossiles et sans intrants : culture sur buttes, traction animale, agroforesterie, cultures associées, BRF (Bois Raméal Fragmenté), Terra Preta...  

 

Les jardins font penser à un délire de paysagiste. Des dizaines de variétés de légumes et de plantes médicinales poussent dans un joyeux mélange apparent sur de longues buttes de terre disposées en cercles concentriques. Un lit de paille – le mulch – recouvre le sol d’une toison dorée qui contraste avec le vert charnu des salades, le bleu violacé des fleurs de bourrache ou le vert profond des courgettes...  

 

A la base, ces jardins ont été créés sur un herbage de mauvaise qualité, et sont aujourd'hui devenus une oasis de vie, où se côtoient un grand nombre d'espèces végétales et animales. Les deux îles-jardin, les mares, la forêt-jardin, les vergers forment un agro-écosystème hautement productif et durable. Ceux qui l'on visité disent que le jardin a aussi pour mérite d'être beau et que les visiteurs de tous âges s'y sentent bien.

Reportage sur la ferme maraichère biologique du Bec Hellouin gérée selon les principes de la permaculture

 

Le film ci-dessous fût diffusée à l'UNESCO lors des rencontres de l'Université de la Terre les 2 et 3 avril 2011 pendant l'intervention de la co-fondatrice de la ferme, Perrine Hervé-Gruyer. Cette ancienne juriste internationale reconvertie s'exprimait sur la question "comment repenser la productivité de la terre".  


La Ferme du Bec Hellouin par zabriskieprod

 

Plus d'informations sur la permaculture, l'agroécologie, l'agroforesterie :

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:37

nuwa.jpg"Les gisements de pétrole facilement accessibles s’épuisent petit à petit, ce qui a pour effet une énergie de plus en plus chère. A cela s’ajoute l’instabilité politique des pays exportateurs de pétrole d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Il est de plus en plus clair que le pic de pétrole est proche et ce quelques soient les différents scénarios. Comment imaginer une vie sans pétrole ? Des mesures sont-elles déjà envisagées pour réduire notre dépendance au pétrole ?"

Pour en parler : Patrick Brocorens, président de l’Aspo Belgique, docteur en chimie et Thierry Bréchet, économiste à l’UCL, et coordinateur de l’étude de la CPDT « Anticipation des effets du pic pétrolier sur le territoire de la Région wallonne »

L'étude de Thierry Bréchet est ici : http://www.uclouvain.be/regards-economiques.html
Les publications de la CPDT: http://cpdt.wallonie.be/?id_page=8
L'émission NUWA: http://www.rtbf.be/lapremiere/emission_nuwa?id=992

Ecoutez l'émission ici

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