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  • : Ath en Transition
  • : Et si notre réponse au pic du pétrole, aux changements climatiques et aux crises économiques ressemblait plus à une fête qu'à une marche de protestation ?
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logo-transition-network.gifAth en Transition fait partie du Transition Network, avec plus de 1100 villes et territoires dans le monde. C'est une progression extraordinaire que le mouvement citoyen et mondial de la transition connaît depuis la fin 2006.

Le mouvement se structure maintenant aussi chez nous avec le Réseau Transition Wallonie - Bruxelles.

Agenda

12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:09

in-transition-2.0.jpgVoici le compte-rendu du débat qui a suivi la projection du film « En Transition 2.0 ». Ces questions sont posées par des personnes présentes et débattues entre personnes présentes.

Dans le cadre d'Ath en transition, comment les personnes qui n'habitent pas Ath peuvent participer (Ex : étudiants de l'école d'agriculture qui logent à Ath mais n'y habitent pas ? ).

Il est bien entendu que le projet de potager collectif en permaculture est ouvert à toutes les bonnes volontés. Cependant, il est nécessaire de pouvoir se coordonner pour savoir qui va quand et qui fait quoi sur le site. Mais cela n'est pas une grande difficulté. Pour le projet de transition en général, il est ouvert à toutes et tous.

 

Existe-t-il un marché du troc à Ath, où on échangerait par exemple des légumes, sur le modèle du SEL ?

Le SEL consiste en l'échange de petits services entre membres. L'échange de produits – je te troque 6 oeufs contre une bouteille de lait p.ex. - n'est pas possible dans le cadre du SEL. Mais c'est une bonne idée et si des personnes veulent le faire, elles peuvent l'organiser car c'est cohérent avec la transition.

 

Il n'est pas toujours aisé d'avoir de bonnes relations avec ses voisins. La communication est parfois difficile. Comment peut-on mettre en place un jardin partagé lorsqu'on ne s'entend pas avec ses voisins 

    • certaines personnes se plaignent de voisins pas très ouverts à d'autres opinions

    • il y a parfois un choc culturel entre les nouveaux habitants d'un quartier et ceux qui y habitent depuis plusieurs années

Il existe des projets qui permettent de (re)créer du lien entre habitants d'un même quartier, d'une même rue :

    • rues en transition, qui va démarrer en septembre

    • jardin partagé : bien souvent, faire pousser des légumes, permet d'éviter le choc frontal entre voisins qui n'ont pas les mêmes opinions, et de rassembler ceux-ci autour d'une activité commune. Par exemple, un cadre et un chômeur qui se retrouveraient pour jardiner.

    • nous sommes bien souvent inhibés par nos peurs. Apprendre à connaître l'autre permet d'apaiser certaines peurs

 

La richesse d'une communauté ce sont les membres de cette communauté. Mais s'il y a des profiteurs ? Comment prévenir cela ? Afin d'éviter le délitement de la communauté, ne faut-il pas des règles acceptées par tous, sur le modèle des règles monastiques ?

Le mouvement de la transition ne semble pas devoir souffrir des mêmes problèmes que les communautés 68ardes, repliées sur elles-mêmes. Il n'y a pas ici le rejet de la société, mais plutôt la volonté de construire une réponse communautaire aux défis posés par notre façon de vivre. L'attrait d'un mode de vie plus en harmonie avec les autres, la nature et nos convictions propres, ainsi que l'enthousiasme et la fierté causés par le sentiment de faire des choses positives constituent un moteur bien plus puissant qu'un ensemble de règles imposées. Maintenant, des règles de vie en société sont bien entendu nécessaires.

 

Plusieurs participants citent l'exemple de la boulangerie à Slaithwaite, qui est une boulangerie coopérative, où les consommateurs participent au capital et sont rétribués non pas en intérêts mais en pain.

 

Un participant a retenu une phrase clé citée par un des protagonistes du film, du village portugais d'Amoreiras : « Quelle ville rêvez-vous ? »

 

Est-il possible de vivre de la transition ?

AeT : la transition n'est pas un but à atteindre, mais plutôt un moyen d'aller vers un avenir plus souhaitable, où chacun trouverait une place et serait plus heureux. Certains métiers disparaîtrons dans le futur avec l'adaptation au contexte, d'autres resteront. A un moment du développement de cette démarche, on crée des emplois, des entreprises locales et éthiques pour un futur plus résilient et plus centré sur le bien-être.

 

Par rapport aux principes du développement durable - efficacité économique, équité sociale et protection de l'environnement – le mouvement de la transition apporte un message original, plus positif.

La survie n'est ici pas la finalité. Il s'agit ici de vivre mieux dans un monde plus souhaitable plutôt que de survivre dans le monde actuel. La permaculture propose elle une éthique basée sur trois principes : prendre soin de la terre – prendre soin de l'homme – partager équitablement.

 

Une chose intéressante montrée dans le film, c'est que tous les intervenants semblent heureux et fiers des petits gestes qu'ils accomplissent dans la transition.

Ce qui semble évident, c'est la joie et le plaisir d'être ensemble et de faire des choses constructives.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 20:15

Photo4pp.jpg Après la projection du très positif et inspirant film "Transition 2.0" ce 10 mai, cette soirée théma-transition sera l'occasion de prolonger la réflexion afin de pouvoir imaginer des solutions positives aux défis auxquels notre ville et tous ses habitants vont faire face dans les prochaines années.

 

 

Pourquoi et comment construire une vision positive de l'avenir ?

 

Avec la raréfaction et l'augmentation des prix du pétrole et du gaz, mais aussi avec les changements climatiques, notre mode de vie en société va devoir s'adapter. On le voit déjà aujourd'hui avec les crises économiques, financières et sociales qui se suivent sans vraiment s'arrêter. De plus en plus de spécialistes nous disent, arguments scientifiques à l'appui, que ces crises sont déjà une des conséquences de la raréfaction des énergies fossiles.

 

La notion de vision positive est un des moteurs principaux de cette adaptation. En effet, l'énergie qui est dégagée lorsque nous imaginons des solutions constructives aux défis actuels est bien plus grande que celle dégagée par les démarches qui mettent en évidence les excès et les effets pervers de notre mode de vie actuel. Au contraire, décrire un avenir catastrophique pour faire changer les choses a plutôt pour conséquence de nous "couper les jambes" et d'augmenter la résistance au changement.

C'est là qu'intervient la vision positive, qui est une des principales originalités de la démarche de transition. Il s'agit d'imaginer un avenir moins dépendant des énergies fossiles devenues rares et donc chères, où il y a moins de transports absurdes et donc moins de pollution, où nous avons le temps de parler avec nos amis, nos voisins, où chacun trouve une place dans la société, où les aînés sont des ressources de savoir collectif. Cette démarche est individuelle, mais surtout collective, car il s'agit de libérer l'intelligence collective. Elle est très agréable et est aussi un puissant moteur de changement.

 

Ce lundi 21 mai, nous en découvrirons plus sur cette notion de vision positive. Nous ferons également quelques petits exercices pratiques inspirants et revigorants. Cette soirée sera donc une belle occasion pour continuer à imaginer de façon participative comment bâtir la résilience locale pour toutes et tous.

 

Infos pratiques :

  • Quand ? Lundi 21 mai à 20h jusque 22h15.
  • Où ? dans une salle du Site Burbant, rue du Gouvernement à Ath.
  • Pour qui ? Pour toute personne intéressée, participation gratuite (prévenez-nous si possible).
  • Contact et informations : 068 28 68 41 (Olivier) ou envoyez un e-mail.
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:30

Ath en transitionAthGeant

 

La newsletter de l'initiative citoyenne Ath en transition

 

 


Newsletter du 8 mai 2012

Bonjour à toutes et tous.

Vous lisez la sixième newsletter du projet Ath en Transition. Ce projet a pour objectif, à partir de la construction d'une vision positive de l'avenir, de développer la qualité de vie et la « résilience » de notre territoire, c'est à dire sa capacité de résistance face aux chocs extérieur (climat, pic du pétrole, économie...). Il est possible, au niveau local, de commencer la transition vers une société préférable à l'actuelle, plus en harmonie avec la nature et l'écosystème, plus solidaire ici et avec le reste de la planète et aussi plus heureuse... Nous pensons que le début du chemin à parcourir commence par les petits gestes quotidiens de personnes ordinaires qui, ensemble, réalisent des choses extraordinaires.

Nos activités sont ouvertes à toutes et tous. Aussi, celles et ceux qui le souhaitent sont libres de prendre part aux projets existants ou d'en initier de nouveaux.

Bonne et agréable lecture.

L'actualité du projet

Le jeudi 10 mai à 20h

Projection du film "En Transition 2.0

Ciné-transition : Après le film "Tous au Larzac", qui nous a montré ce que les citoyens peuvent faire quand ils se mettent ensemble, et le film End of Suburbia, qui nous a présenté un état des lieux lucide des défis de notre temps, ce film nous montre qu'avec une vision positive, les collectivités locales passent à l'action pour amorcer le changement de visage de leur territoire vers un futur préférable au présent.

Où ? Au cinéma l'Ecran, ouverture des portes à 19h45, début de la soirée à 20h00. Entrée à partir de 2€.

Les rues et quartiers en transition

Ath en transition a l’honneur d’être lauréat 2012 de l’appel à projet des “défricheurs du durable” (Ville d'Ath et MCA) avec le projet de “rues et quartiers en transition”. 

Mais de quoi s’agit-il ? Nous allons le découvrir ensemble dans cet article...

Jeudi 17 mai: foire aux savoir faire...

Ath en transition participe avec Bouts de fiSEL à la foire aux savoir faire des "sortilèges rues et vous"

Lundi 21 mai à 20h

Soirée théma-transition "Pourquoi et comment construire une vision positive de l'avenir ?"

La vision positive est une des principales originalités de la démarche de transition. Il s'agit d'imaginer un avenir moins dépendant des énergies fossiles et moins fragile face aux changements climatiques. Où il y a moins de transports absurdes et donc moins de pollution, où nous avons le temps de parler avec nos amis, nos voisins, où chacun trouve une place dans la société, où les aînés sont des ressources de savoir collectif. Cette démarche est individuelle, mais surtout collective. Elle est très agréable et est aussi un puissant moteur de changement. 

Ce lundi 21 mai, nous en découvrirons plus sur cette notion de vision positive. Nous ferons également quelques petits exercices pratiques inspirants et revigorants. Cette soirée sera donc une belle occasion pour continuer à imaginer de façon participative comment bâtir la résilience locale pour toutes et tous.

 

Où ? dans une salle du Site Burbant, rue du Gouvernement à Ath. 

Mardi 12 juin à 20h

Soirée ciné-transition :

" Quels lendemains ?"

Un documentaire court (34 minutes) et des échanges conviviaux sur les défis énergétiques, sociaux, économiques...  (chateau burbant à Ath)

Où ? dans une salle du Site Burbant, rue du Gouvernement à Ath. Ouverture des portes à 19h50, début de la soirée à 20h. Un chapeau magique sera proposé.

Pour participer à Ath en transition

Le projet citoyen est ouvert à toutes et tous. N'hésitez pas à démarrer des projets et à nous contacter pour rencontrer d'autres personnes qui, comme vous, veulent participer à la transition. Contact possible par e-mail en cliquant ici et/ou par téléphone (068 75 11 21).

D'autres activités et projets à Ath et dans la région

Mercredi 16 et jeudi 17 mai Festival des "sortilèges rues et vous" et grand parcours sensoriel... (Org : MCA).
Samedi 9 juin Marché bio à Ath (Org : locale de Nature et Progrès)
Samedi 16 et dimanche 17 juin
Week-end d'initiation à la transition (Org : Les Amis de la terre - Belgique)
20 et 21 juin Festival de la transition... partout où vous voulez !
Une nouvelle bouquinerie à Ath Nous vous présentons une initiative intéressante à Ath... Le réemploi étant un élément intéressant pour faire des économies et diminuer son empreinte écologique, l'ouverture de cette bouquinerie contribue à la résilience culturelle de la ville d'Ath...
Un projet de compost de quartiers
Le service environnement de la ville d'Ath souhaite mettre en place un projet pilote de compost de quartier. Si vous êtes intéressés, contactez les : 068/26 91 37 ou 35.

 

Un agenda est régulièrement mis à jour sur le site

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 21:00

AeT-En-transition 2 mini 0 Jeudi 10 mai à 20h, Ath en Transition vous propose :

En Transition 2.0

Une histoire de résilience et d'espoir en des temps extraordinaires

 

Ce film est une immersion inspirante dans le mouvement des initiatives de transition : partout dans le monde, l'histoire de gens ordinaires qui font des choses extraordinaires ont été collectées et sont présentées dans ce film résolument lucide et positif. On y découvre de petits territoires et des communautés locales qui impriment leur propre monnaie, qui produisent de plus en plus leur nourriture et leur énergie, qui relocalisent leur économie, qui reconstruisent du lien et de la solidarité…

 

Ces idées et ces projets se propagent à très grande vitesse à travers le monde, et commencent de plus en plus à concerner aussi les régions du monde moins favorisées, comme par exemple la Roumanie, le Brésil, le chili, l'Inde ou l'Afrique du Sud.

 

Il s'agit d'une expérimentation citoyenne sociale et optimiste, qui propose des réponses et des solutions positives en ces temps d’incertitude. Dans un monde inondé de tristesse, ce film nous raconte des histoires vraies d’espoir, d’ingéniosité et nous montre ce qui arrive quand on commence à planter des légumes dans des endroits inattendus...

 

Après le film "Tous au Larzac", qui nous a montré ce que les citoyens peuvent faire quand ils se mettent ensemble, et le film End of Suburbia, qui nous a présenté un état des lieux lucide des défis de notre temps, ce film nous montre qu'avec une vision positive, les collectivités locales passent à l'action pour amorcer le changement de visage de leur territoire vers un futur préférable au présent.

 

Découvrez ici le compte rendu des échanges après le film.

 

Cette projection sera prolongée le 21 mai par une soirée théma-transition sur le sujet suivant : "Pourquoi et comment construire une vision positive de l'avenir".

 

Une belle occasion d'échanger sur le sujet et de pratiquer des exercices dans une atmosphère ouverte et agréable.

 

Où ? Site de la Tour Burbant à Ath.

Informations pratiques

Quand ? Le jeudi 10 mai à 20h (ouvertures des portes à 19h45)

Où ? au Cinéma l'Ecran de la MCA (Château Burbant).

Combien ? A partir de 2€ (Un “chapeau magique” sera proposé pour apporter une contribution en fonction de vos possibilités).

Durée du film : 1h05 (en VO sous-titrée en français)

Et après ? La projection sera suivie d’un moment où les personnes présentes pourront partager leurs idées sur le sujet en toute convivialité.

 

Informations et renseignements : Ecrivez-nous ici ou appelez au 068 28 68 41 (Olivier)

 

Pour télécharger l'affiche, cliquer ici.

 

 

En savoir plus sur le film

Voici la bande annonce du film, en anglais. Le film sera projeté à Ath en version sous-titrée.

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 08:52

peak-everything-images.jpeg  

Cette première soirée "théma-transition" sera l'occasion, après la projection du film End of Suburbia vendredi dernier, de prolonger nos réflexions afin de pouvoir imaginer des solutions adaptées aux défis auxquels notre ville va devoir faire face dans les prochaines années.

 

Pourquoi et comment bâtir la résilience locale à Ath et ailleurs dans le monde ?

Avec la raréfaction et l'augmentation des prix du pétrole et du gaz, mais aussi avec les changements climatiques, notre mode de vie en société va devoir s'adapter. On le voit déjà aujourd'hui avec les crises économiques, financières et sociales qui se suivent sans vraiment s'arrêter. De plus en plus de spécialistes nous disent, arguments scientifiques à l'appui, que ces crises sont déjà une des conséquences de la raréfaction des énergies fossiles.

 

La notion de résilience locale du territoire est au centre de cette adaptation. Il s'agit de la capacité que nous aurons à nous adapter afin de résister à ces défis. Dans la transition, nous partons aussi du principe qu'en construisant une vision positive de l'avenir, cette adaptation peut mener à terme à plus de qualité de vie ici et ailleurs dans le monde.

 

Ce mardi 17 mars, nous en découvrirons plus sur cette notion de résilience locale. Nous verrons notamment que la relocalisation progressive de l'économie ainsi que le développement de la cohésion sociale sont des ingrédients importants de cette résilience. Ensemble, nous commencerons aussi à imaginer de façon participative comment bâtir cette résilience pour toutes et tous.

 

Infos pratiques :

  • Quand ? Mardi 17 avril à 20h jusque 22h15.
  • Où ? au grenier 29 (Site Burbant, rue du Gouvernement à Ath).
  • Pour qui ? Pour toute personne intéressée, participation libre (prévenez-nous si possible).
  • Contact et informations : 068 75 11 21 (Josué) ou  envoyez un e-mail.

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:57

Ath en transitionAthGeant

 

La newsletter de l'initiative citoyenne Ath en transition

 

 


Newsletter du 7 avril 2012

Bonjour à toutes et tous.

Vous lisez la sixième newsletter du projet Ath en Transition. Ce projet a pour objectif, à partir de la construction d'une vision positive de l'avenir, de développer la qualité de vie et la « résilience » de notre territoire, c'est à dire sa capacité de résistance face aux chocs extérieur (climat, pic du pétrole, économie...). Il est possible, au niveau local, de commencer la transition vers une société préférable à l'actuelle, plus en harmonie avec la nature et l'écosystème, plus solidaire ici et avec le reste de la planète et aussi plus heureuse... Nous pensons que le début du chemin à parcourir commence par les petits gestes quotidiens de personnes ordinaires qui, ensemble, réalisent des choses extraordinaires.

Nos activités sont ouvertes à toutes et tous. Aussi, celles et ceux qui le souhaitent sont libres de prendre part aux projets existants ou d'en initier de nouveaux.

Bonne et agréable lecture.

L'actualité du projet

Le 13 avril à 20h

Projection du film "End of Suburbia"

Quel est/sera l'impact de la fin du pétrole abondant et bon marché sur nos modes de vie occidentaux ? Sur la vie à Ath ? Et ailleurs dans le monde ? Comment nous organiser face à cet enjeu majeur de notre époque ? Quels liens avec les autres enjeux (changements climatiques, crises économiques et sociales, souveraineté alimentaire...) ? ...

Ces questions seront à l'ordre du jour ce vendredi... Avec la projection du film événement "End of Suburbia". Il sera une très bonne base pour les échanges qui suivront et pour lesquels le public présent pourra interagir et poser des questions dans la convivialité.

Où ? Au grenier 20 du site Burbant, ouverture des portes à 7h45, début de la soirée à 8h00. Le bar du Montmirail sera ouvert pour prolonger les échanges autour d'un verre.

Ce film, qui a provoqué la prise de conscience à l'origine du mouvement mondial des initiatives de transition, propose les témoignages d'experts des questions énergétiques au sujet de la dépendance du mode de vie occidental envers l'énergie bon marché.

Dimanche 15 avril à 9h30

Rendez-vous au potager collectif de transition

Le plaisir de travailler la terre ensemble... Le rendez-vous est donné sur le site du potager collectif de transition des Crolites afin de préparer le terrain pour la mise en place des parcelles de légumes. Le travail collectif du matin sera suivi d'un pique nique et peut-être aussi d'un barbecue.

Les coup de main sont bienvenus...

Mardi 17 avril à 20h

Soirée thématique "résilience et relocalisation, késako ?"

Qu'entend-t-on par résilience territoriale ? Pourquoi et comment bâtir la résilience ? Pourquoi et comment la résilience et la relocalisation sont-elles au centre des projets de transition ? Qu'est-ce que cela signifie dans une optique de prise en compte des rapports Nord/Sud ?

Cette soirée d'échange sera l'occasion d'approfondir ces notions clé de la transition dans une ambiance détendue et agréable favorable aux échanges. Le lieu sera précisé prochainement sur le site d'Ath en transition ou sur demande.

Jeudi 10 mai à 20h

Film "In Transition 2.0"

"In Transition 2.0" est le nouveau film du réseau mondial de la Transition. Très inspirant, Il présente des initiatives de transition à travers le monde, qui répondent à des temps incertains avec une vision positive, un optimisme engagé, de la créativité et des solutions. Un film à découvrir absolument !!

Où ? Au cinéma l'écran à Ath, ouverture des portes à 19h40, début de la soirée à 20h. La projection sera suivie d'échanges avec la salle.

Pour participer à Ath en transition

Le projet citoyen est ouvert à toutes et tous. N'hésitez pas à démarrer des projets et à nous contacter pour rencontrer d'autres personnes qui, comme vous, veulent participer à la transition. Contact possible par e-mail en cliquant ici et/ou par téléphone (068 75 11 21).

D'autres activités et projets à Ath et dans la région

Vendredi 20 avril Projection associative du film "tous au Larzac" au cinéma l'écran à Ath.
Un projet de compost de quartiers
Le service environnement de la ville d'Ath souhaite mettre en place un projet pilote de compost de quartier. Si vous êtes intéressés, contactez les : 068/26 91 37 ou 35.

 

Un agenda est régulièrement mis à jour sur le site

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 10:03

end-of-suburbia.jpeg Vendredi 13 avril 2012 à 20h, Ath en Transition vous propose :

 

The End of Suburbia.

L'épuisement des réserves de pétrole et la remise en question des modes de vie occidentaux.

 

End of Suburbia, (ou "la Fin des quartiers résidentiels"), est un film dont la sortie est à l’origine du mouvement mondial des initiatives de transition. La prise de conscience des enjeux actuels que suscite le film a permis aux précurseurs de la transition de mieux comprendre la situation actuelle et donc de rechercher et commencer à mettre en place des solutions appropriées. Le mouvement de la transition connaît depuis lors un extraordinaire développement à travers le monde avec plus de 950 nouvelles initiatives en seulement 5 ans, dans plus de 34 pays...

 

Nous vous proposons de découvrir ensemble ce film et ensuite d'échanger sur ce que ces enjeux énergétiques impliquent pour nous qui vivons dans la région de Ath : Les secteurs touchés sont ceux de l'énergie dans les maisons, de la mobilité, de l'alimentation, de l'économie et l'emploi... Cette soirée est donc une belle occasion pour mieux comprendre la situation actuelle et imaginer des solutions appropriées...

 

Informations pratiques

La participation aux frais est libre (Un “chapeau magique” sera proposé pour apporter une contribution en fonction de vos possibilités).

 

La projection (en VO sous-titrée en français) aura lieu au Grenier 20 de la MCA (Château Burbant). Elle sera suivie d’un moment où les personnes présentes pourront partager leurs idées sur le sujet en toute convivialité.

Le Montmirail sera ouvert après notre projection afin de prolonger les échanges autour d'un verre.

 

Informations et renseignements : Ecrivez-nous ici ou appelez au 068 75 11 21

 

En savoir plus sur le film

Le film retrace l’évolution des lieux de vie aux Etats-Unis depuis la fin de la 2de guerre mondiale. Bien qu’il parle du mode de vie à l’américaine, le message est étonnamment pertinent en Europe, tant nous avons nous aussi adopté ce mode de vie.

 

La bande annonce en VO :

 

 

 

Depuis la deuxième guerre mondiale, les américains ont investi beaucoup de leurs richesses dans le mode de vie de quartiers résidentiels à la périphérie des villes. Ils y cherchaient une plus grande qualité de vie, un sentiment d'espace et de liberté, une vie de famille plus épanouie, une proximité de la nature, grâce à la grande mobilité rendue possible par les énergies fossiles. En même temps que la population des banlieues a explosé au cours des 50 dernières années, le mode de vie banlieusard s'est incorporé à la conscience américaine. La banlieue, avec toutes ses promesses, est devenue le “Rêve Américain”.

 

Alors que nous entrons dans le 21ème siècle, des questions sérieuses émergent quant à la soutenabilité de ce mode de vie. Avec clairvoyance et un brin d'ironie, le documentaire « la fin des Banlieues » explore notre façon de vivre et ses perspectives dans un monde où les combustibles fossiles se font moins abondants. Le pic du pétrole, son déclin inévitable et le renchérissement des combustibles fossiles sont à nos portes. L’avis de scientifiques, spécialistes et politiciens nous est présenté.

 

Les conséquences de l'inaction face à cette crise globale sont énormes...

  •  
    • Que signifie le pic de production de pétrole pour l'Amérique du nord ? Et pour l'Europe, la Belgique... Et pour Ath ?
    • Puisqu’il semble acquis que les prix de l'énergie monteront en flèche durant les prochaines années, comment les populations des « Périphéries » réagiront-elles à la fin de leur rêve ?
    • Les banlieues et périphéries d'aujourd'hui sont-elles destinées à devenir les taudis de demain ?
    • Que peut-on faire dès à présent, individuellement et collectivement, pour éviter "La Fin des Banlieues" ?
    • Quelle place les citoyens et les initiatives de transition comme celle qui est en cours à Ath depuis 2010 peuvent prendre dans la recherche de solutions créatives ?
    • Comment la transition  pourrait-elle permettre d’augmenter la qualité de vie ici et ailleurs dans un monde qui disposera de moins d’énergie ?
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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:10

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Les projets d'Ath en transition avancent... dans le concret !!

Le groupe qui réfléchi à la création d'un écolieu autour des principes de la permaculture (à moyen et long terme) a déjà accouché cette année d'un projet de jardin potager collectif.

 

Celui-ci se trouve à Lanquesaint, sur un terrain de 40 ares, à seulement 4km de la Grand Place d'Ath (à distance de vélo !). L'idée est de cultiver et récolter légumes, plantes aromatiques, petits fruits... en apprenant à pratiquer selon des principes respectueux de l'écosystème : ceux de la permaculture.

 

Le projet a également prévu une place pour les enfants, qui pourront eux aussi s'essayer à planter et cultiver sur des parcelles qui leur sont réservées, avec l'aide des adultes présents. Apprentissage et plaisir garanti !

 

Il est possible à quelques personnes ou familles de rejoindre le groupe afin de participer au plaisir de faire pousser ensemble une abondance de vie dans ce lieu appelé temporairement "le potager des crolites". Bien entendu, il y aura des moments de rendez-vous "chantier" pour y aller ensemble et les récoltes seront partagées entre les participants. Les points pratiques de fonctionnement du groupe sont en cours de définition. Et vous pouvez y participer :-)

 

Les valeurs du projet sont parmi les suivantes : respect, partage, apprentissage, expérimentation... et plaisir de faire et d'être ensemble !

 

Intéressé(e) ?

Les personnes de contact sont pour le moment Isabelle et Geoffrey.

Pour nous contacter, écrivez nous un mail en cliquant ici.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 21:57

Le dimanche 4 mars a eu lieu à Ath une première et sympatique rencontre régionale et transfrontalière de membres d'initiatives de transition de notre région : Ath, Mons, La Louvière, Tournai et la Pévèle (France) étaient représentés.

 

La rencontre a été un grand moment pour la transition dans notre région !

Ce moment passé ensemble a été très agréable, les échanges fort intéressants et même parfois touchants... nous avons également testé un exercice de vision positive. Elle s'est prolongée par un pique-nique convivial partagé bien sympatique et gastronomique. Chacun est rentré avec l'envie et la motivation de progresser dans sa démarche de transition personnelle et collective.

 

Une séquence vidéo au sujet de la transition a été réalisée à cette occasion (merci à toutes et tous d'y avoir participé et plus spécialement à Rino pour la réalisation), vous pouvez la découvrir ci-dessous, ainsi qu'un compte rendu partiel des thèmes principaux abordés lors de la rencontre.

Paroles de transitionnaires: une vidéo

 

 

 

Echo des échanges lors de la rencontre régionale de Transition

I. Présentation de chaque initiative

 

1) La Louvière

 

Ce qui existe : comité de pilotage d’une quinzaine de personnes avec 40 personnes qui tournent selon les actions.

Date de création : oct.-nov 2011

Actifs sur 5 axes de travail :

permaculture, accès à la Terre

Décroissance-Engagement collectif, simplicité

Soutien SEL local

Création GAC (groupement d’achats en commun et GAS (groupement d’achats solidaire)

Atelier partage de savoir faire et savoir (meubles en carton ; éco construction, isolation naturelle)

Attentes : tisser des liens entres les différentes initiatives, partager

 

2) Mons

 

Ce qui existe :

3 rencontres depuis décembre 2012 suite au film «  Culture en Transition »

Groupe SEL, 5 GAC, la Toile (utilisation de Google-Map pour indiquer ce que chacun souhaite échanger), jardin potager collectif dans le centre (chaque samedi de 12H à 15H, aménagement progressif du site)

Réflexion autour de l’habitat groupés ( 2 projets sur Jemmapes et Glain, prochaine rencontre le 23 mars)

Attentes : carrefour entre les différents groupes de travail

P040312_11.36a.jpg  

3) Ath

 

Ce qui existe :

GAS, SEL, GRAC, projet de permaculture (terrain pour potager collectif trouvé il y a peu)

Travail de collaboration avec la maison culturelle pour l’organisation d’une campagne (Ath 2030), un spectacle de rue (récolte et mise en scène de peurs exprimées par les gens) et participation à un appel à projets développement durable.

Participation active et positive aux groupes de projets dans le cadre de l’Agenda 21 mis en place par la ville et collaboration à la définition de ses objectifs

 

Date de création : septembre 2010

Les étapes : 1) D’abord, documentation, apprentissage

2) Fonctionnement du groupe (charte, mode de fonctionnement en groupe sur la base de la démocratie participative, consensus)

Au début, un peu de tâtonnements car pas de manuel de la transition en français et peu d’autres initiatives.

 

4) Pévèle

 

Au démarrage, un forum social des villages en Pévèle en 3 temps porté par le CEAS Pévèle (Centre et d’Etudes et d’Actions Sociales) :

ciné action autour du film de Coline Serreau « Désordre global, solutions locales » animé par l’association Colibris en mars 2011

journée d’étude et de réflexion sur « Transformer le territoire avec la découverte des Villes en transition en avril 2011

organisation d’une journée de mise en avant d’imitatives locales et sensibilisation aux villes en transition en juillet 2011

Date de création : septembre 2011

Ce qui existe : pour l’instant, balbutiements, appropriation de la méthode et documentation.

Attentes : Quel territoire ?, comment mettre en œuvre la méthode, lien avec ce qui existe ?

 

5) Tournai

 

Au démarrage : cohabitation de 30 personnes sur un habitat groupé

Ce qui existe :

après quelques réunions, décision de se centrer sur cet habitat

5 objectifs : 1) Appropriation de la méthode (forum ouvert sur 5 points)

2) Gestion pour dynamiser un jardin partagé

3) idem/ verger bio (action avec les Amis de la terre)

4) Création d’un GAS

5) Création d’un agenda pratique (feuille de communication pour gérer les déplacements…)

Attentes : Quelle articulation avec les citoyens hors de cet habitat groupé, dans la ville de Tournai ?

 

Synthèse des attentes et des questions :

  • volonté de tisser des liens, partager
  • voir ce qui a été fait chez les autres notamment le « comment faire »
  • appropriation de la méthode transition
  • territoire pour une initiative : habitat groupé, village, petite région
  • liens avec ce qui existe déjà : comment les choses se mettent en réseau ?
  • Comment trouver un local par cher ?
  • Liens avec les élus ?
  • Comment mettre en place des actions sans fonds ?
  • Qu’est ce que la vision positive ?

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II. Réponse aux questions, attentes

1) Comment faire des liens avec ce qui existe déjà ?

 

Moyens pour rassembler les forces locales, donner la parole à des initiatives :

invitation à un temps fort

dresser un cadastre des initiatives qui existent (les élus en font partie)

tisser des liens par des partenariats plus ou moins courts, par exemple pour l’organisation d’une conférence

Valoriser ce qui existe sans se limiter à cela. Les liens sont parfois compliqués car peur d’être récupéré de chaque côté et manque de temps pour le réseau. Au début, les réflexions sont parfois «  ça existe déjà »

ne pas refaire ce qui existe mais en faire la promotion, le développer

la Transition permet de mettre en évidence la cohérence dans ce qui existe déjà, avec une visée à plus long terme et permet à ces initiatives de grandir. La Transition est ouverte et inclusive.

essayer de mobiliser tout le monde sans vouloir récupérer

 

2) Quel territoire

 

On peut parler de rue, de quartier, de village, de villes en transition. Il vaut mieux démarrer sur quelque chose de petit qui va rayonner et grandir, c'est plus facile et on a des résultats plus rapides. Au départ, à Totnes, l’initiative était limitée à quelques personnes. L’important c’est d’avoir une identité commune et une vision positive.

Il peut aussi parfois être judicieux de d’abord réunir sur un grand territoire pour avoir une masse critique puis de repérer des petits satellites. Chaque choix doit se faire en fonction de son contexte local. Plus il y a de territoires administratifs et plus c’est compliqué pour se mettre en réseau.

La déclaration de l'existence de la transition à Ath aux élus a plus été une question d’opportunité, en lien avec l'agenda 21.

 

3) Comment se faire connaître et rayonner ?

 

Moyens :

être en réseau : besoin d’une plateforme pour avoir de la lisibilité, notamment un site internet (A Ath, cela a donné une grosse impression de visibilité et d’importance)

les réunions à l’extérieur ( hors domicile) permettent de se faire connaître même si cela est plus compliqué ( réservation de salle)

Inscription au réseau mondial des Villes en Transition (Transition Network), cela donne plus d’importance que celle que vous avez réellement en nombre (Presque 1000 initiatives inscrites et entre 2000 et 3000 existantes).

Participation à l’agenda 21

Articles dans revue locale, des revues thématiques (ex. revue Imagine, bulletin communal à Ath)

On n’essaye pas de convaincre que l’on a raison, ni de stigmatiser, ni d’être dans le discours catastrophique, ni être dans la critique : être dans la proposition d’alternatives permet d’être accueilli et écouté et de rayonner. La transition nécessite de se projeter localement et de construire un avenir préférable au présent : relocaliser l’alimentation, repenser la mobilité autrement, viser le bien être, c’est rayonner positivement.

Le rayonnement passe aussi par le côté jubilatoire de croire en un avenir meilleur que le présent et d’être en cohérence avec soi-même.

 

4) Comment articuler pratique et discours ?

 

Moyens :

- aller aux réunions permet de multiplier les contacts et aide à passer à l’action. Chacun est à différent niveaux et veut aller plus en profondeur dans le changement.

 

5) Concernant la méthode

 

Le manuel est un outil de travail, c’est juste un guide, ce n’est pas à suivre à 100%. Il y a cependant un fil rouge, quelques étapes à faire dans l’ordre (constituer un groupe, l’étape du lien et de la mise en réseau, puis le plan de descente énergétique). Il est intéressant de se préparer à l’inattendu. Les 12 étapes sont plus des ingrédients. D’ailleurs le nouveau livre est intitulé ‘ Transition companion ».

Il faut avoir au début également un côté pratique, faire le lien entre la discussion et le concret car plus de personnes nous rejoignent dans le faire.

Deux éléments sont importants pour être dans la démarche de transition :

ce qu’on fait doit augmenter la résilience et la qualité de vie

lien avec la permaculture (il paraît indispensable que certains membre d'une initiative de transition suivent une formation)

 

La transition a programmé son obsolescence, le comité de pilotage est temporaire. Il n’y a pas de volonté de créer une nouvelle association à côté des autres. Quand on aura réussi la transition, le mouvement s'arrêtera.

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6) Qu’est ce que la vision positive ?

 

La transition redonne aux gens les moyens de se sentir acteurs, rassemble des sensibilités communes, ce qui n’est plus naturel : «  l’union fait la force ».

L’initiative en transition se place à l’intermédiaire entre le national et l’individuel. La problématique est globale : elle peut faire peur mais la transition la ramène à taille humaine, ce qui diminue les peurs (les petites gouttes qui s’ajoutent). La transition donne au niveau d’une communauté la cohérence, le ciment qui fait qu’on voit où on va, on regarde vers l’avenir pour imaginer ensemble une solution locale positive à la problématique globale, aller vers un avenir qui soit préférable au présent. Cette démarche est positive car les peurs diminuent, l'envie de se mettre en mouvement augmente et il y a une émulation.

 

7) Les forces de la transition

 

ceux qui sont présent sont les bonnes personnes

ce qui est réalisé, c’est ce qui peut être réalisé à ce moment là.

 

Vouloir aller plus (trop) vite crée du stress et peut en fait ralentir l'évolution. Il faut arriver soi-même à bien vivre et prendre soi de soi.

 

8) Le lien avec les élus

 

Il faut rencontrer le bourgmestre/maire pour l'informer car il est le responsable de la localité. A Ath, le risque de récupération par qui que ce soit est limité par la charte : toutes les membres doivent la signer. Elle précise que les conflits d’intérêt doivent être signalés.

Mais la récupération des idées ne pose pas de problème car ce ne sont pas seulement nos idées et les élus ont le pouvoir de mobiliser des moyens financiers et faire avancer des projets. Il est important d’avoir de bonnes relations avec eux, quelles que soit leur couleur politique. C'est aussi cela le principe d'inclusion de la transition.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 09:41

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Voici une visualisation d'un avenir possible et positif après la transition. Elle a été  écrite pour le concours de nouvelle organisé par la MCA dans le cadre de sa campagne "Ath 2030".

 

Dis, Grand’Père, comment vous avez fait ?

Nouvelle basée sur un texte d’introduction de Michel Voiturier intitulé “Printemps Sauvage”.

Texte d'introduction :

 

Comme lors de chaque changement de saison, les services communaux chargés de la décoration de la ville s’étaient démenés. Chaque rue, place, rond-point d’Ath et des villages d’alentour avaient été garnis de fleurs et plantes les plus divers. La cité avait l’air d’être au printemps avec quelques semaines d’avance.

Une véritable toilette écologique. Un signe que dans la cité, il y avait, en dépit, des drames qui secouaient la planète, de la misère d’une partie de la population, une sorte d’évident plaisir à être d’ici. Oui, c’était bien là l’image que les responsables avaient envie de donner aux citoyens du cru comme aux visiteurs de passage.

Cependant, les vicissitudes de l’économie mondiale, gangrenée par les spéculateurs irrationnels et les mécanismes fous des marchés, engendrèrent une vague quasi mondiale, en tout cas européenne, de réclamations, insoumissions, revendications, protestations dont l’accumulation se cristallisa en une grève massive et générale à travers les pays de l’Union.

Cela dura d’abord un mois. Plus personne donc pour s’occuper de l’arrosage et de l’entretien des éléments floraux dispersés sur le territoire athois. Par bonheur, la météo, très belge, comptabilisa une statistique affolante de jours de pluie qui ne découragea pas les grévistes et profita aux floralies.

Un matin, les gens qui sortaient de chez eux pour glaner de la nourriture ou pour manifester constatèrent que, partout, les plantations avaient commencé à s’étendre. Sur le macadam, dans les caniveaux, sur les façades parfois, dans les parkings, sur les trottoirs. 

 

...début de notre visualisation...

 

”Tout ça, c'était il y a quinze ans, en 2015”, dit Grand-Père, la voix tremblante, visiblement ému d'évoquer ces souvenirs à ses petits enfants, Valentin et Clara.

Il continua son histoire... “C'était le début d'un mouvement, qui était jusque là minoritaire, et qui a fini par nous permettre de vivre mieux. Cela a eu un effet très positif sur la vie dans notre ville.

Ce mouvement a permis un changement pas à pas. L'ancien monde que vous n’avez pas connu était très égoïste et très dur. Il était dominé par l’argent et les gens avaient peu d’importance. Cet ancien monde polluait et détruisait la vie sur Terre, beaucoup d’espèces de plantes et d’animaux disparaissaient, et on devait toujours travailler et courir partout, on n’avait pas beaucoup de temps pour la famille et les amis. Par rapport à maintenant, les athois n’étaient pas très heureux... Dans le monde d'aujourd'hui, on vit beaucoup plus en harmonie avec nous même et avec la nature, le partage des richesses est aussi beaucoup plus juste.

 

C'est grâce à ces grands changements qui ont commencé il y a 20 ans qu'aujourd'hui, en 2030, vous avez la chance de grandir dans une ville où l’on a le temps d'être ensemble. On est bien plus heureux qu’avant et on a maintenant confiance en l'avenir”.

 

Clara demanda alors: “Grand’Père, c’était quoi ces histoires de gens qui sortent dans la rue et voient plein de plantes?”

 

“Oui, Clara”, répondit Grand’Père avec un sourire bienveillant, “j’y viens tout de suite. Ce jour là, en sortant dans la rue, les gens se sont demandés d'où venaient ces plantations qui remplaçaient les routes et embellissaient les façades des maisons. Ils ont remarqué également que de belles affiches représentant des photos de nature ou des œuvres d'art avaient été placardées en lieu et place des panneaux publicitaires”.

 

C'est à ce moment que Grand-mère est intervenue pour dire ceci : « Vous savez les enfants, votre grand père ne le dit pas, mais lui et moi, nous avons participé au lancement de ce grand mouvement !».

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Les enfants ouvrirent grand les yeux d'étonnement. Ils regardèrent leurs grands parents avec curiosité et admiration.

Grand’Père et Grand’Mère étaient fiers de voir la réaction de leurs petits enfants. Grand-mère proposa alors de continuer l’histoire plus tard et de profiter du beau temps de ce samedi pour aller se promener et faire quelques emplettes tous ensemble, en cuistax à assistance électrique.

 

Grand’père ajouta : “c’est depuis une dizaine d’années que ces véhicules sont devenus le principal moyen de locomotion pour les courtes distances en famille. Il est vrai que cela va moins vite et moins loin que les voitures d’avant, mais c'est aussi beaucoup moins dangereux et beaucoup plus convivial. Cela s’entretient facilement et ne pollue pas à l’utilisation. Et on pédale en plus. Les enfants, c’est pas bon ça? Et puis, de toutes façons, les carburants, c’est bien trop cher et rare aujourd’hui. On a laissé ça aux pompiers, aux médecins, aux urgences de la vie. Et pour aller plus loin, les bus et les trains sont faciles à utiliser et pas chers”.

 

La promenade en cuistax emmena d'abord Clara, Valentin et leurs Grands-Parents en centre ville. Il faut dire que depuis qu'il n'y a presque plus de voitures, la plupart des routes sont maintenant réservées aux piétons et cyclistes. Le macadam et les pavés ont laissé la place, le long des chemins de promenade, à des vergers-potagers collectifs où les parfums de fruits et de fleurs flattent les narines. Il y a aussi beaucoup plus d’aires de jeux pour les enfants, des endroits pour la lecture ou le repos, des kiosques pour les fanfares et autres groupes de musiciens qui s'y produisent ou donnent des cours de musique. On a également vu se multiplier les terrains de sports en ville, ainsi que des zones pour la vente de produits des fermes environnantes. Il y a même des espaces dédiés à divers types d’expressions artistiques : arts de rue, peinture, dessin... La rue est devenu un véritable lieu de vie et de rencontre.

 

A la demande de Grand’Père, ils s’arrêtèrent un instant. Il tailla une bavette avec un ami d’enfance assis, là, sur un banc tandis que les enfants faisaient un tour sur le nouveau manège solaire.

 

Ils reprirent leur chemin jusqu’à la Tour Burbant : “Regardez les enfants, que voyez vous sur le mur ensoleillé de la tour ?” demanda Grand’Mère.

 

Clara répondi : “Ouais ! Les fraises sont mûres sur le mur... On peut aller en cueillir Grand’Mère ?”

 

Elle répondit : “Mais bien sûr c’est fait pour ça. Mais regardez plus haut ! Que vois-tu Valentin ?

 

 

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Valentin : “Waouh... Des zharicots de murs, super...! ”.

 

Clara ajouta :“Regarde là, sur l’affiche, il y a un concert cet après-midi. On viendra, dis ?”

 

En effet, depuis une dizaine d’année, les habitants du quartier font pousser fruits et légumes le long des murailles et dans des potagers en carré. Ces activités donnent une nouvelle jeunesse au site culturel où l’on aime aussi se retrouver aux différentes époques de l’année... Selon la rotation potagère, bien sûr!

 

La prochaine étape emmène nos amis à l'Esplanade : Clara a reconnu une copine de classe, elles se sont précipitées ensemble vers les toboggans pendant que Valentin fonçait sur les balançoires de la grande plaine.

Ils glaneront ensuite quelques framboises savoureuses dans les vergers qui jouxtent les terrains de jeux. Grand mère quant à elle en a profité pour aller chercher une amie d'enfance qui vit dans un des habitats collectifs du quartier où jeunes et vieux vivent en belle harmonie. C’est une chouette occasion de parler quelques minutes sur un banc, d'où elles regardent les enfants... Les jeux sont souvent suivis de belles histoires racontées aux petits par les mères-grands.

 

Pendant ce temps là, Grand’Père est allé chercher du jus de pomme et un peu de vin de fruits récoltés sur place par la coopérative « cofruitsains », qui s'est installée à côté depuis que le parc s'est petit à petit transformé en un verger de promenade. Avec le climat qui s'est réchauffé, de nouvelles variétés poussent maintenant par ici. A côté des traditionnelles pommes et poires, on trouve aujourd’hui dans les parcs et le long des chemins des prunes, des tomates de toutes tailles, couleurs et saveurs, des abricots ainsi que diverses variétés de framboises, cassis, groseilles, fraises... Ou encore des noix, châtaignes, noisettes... Que du plaisir pour le palais, que d’odeurs ennivrantes!

 

De retour, non sans avoir dégusté un bon verre de Gouyasse bio en rigolant avec quelques copains, Grand-Père s’est assis pendant quelques minutes sur le banc à côté de Grand-Mère et son amie. Il sera bientôt midi, les parents de Clara et Valentin vont revenir de leur travail !

 

Grand’Mère dit à son amie : “Quel bonheur depuis que le travail à mi-temps s'est généralisé... il y en a pour tout le monde aujourd’hui... et quel plaisir pour les parents de voir les enfants grandir et de pouvoir s’en occuper sans courir tout le temps comme avant...”.

 

Son amie ajoute : “C’est vrai qu’au départ on avait peur de voir notre niveau de vie baisser. Heureusement qu’avec le retour de la solidarité dans les quartiers et l’augmentation des échanges de services avec les voisins, c’est finalement le contraire qui s’est produit, on vit bien mieux aujourd’hui, et on a besoin de moins d’argent”.

 

“Oui”, dit Grand’Père, “on peut aussi jardiner et acheter ce qui est nécessaire pour pas cher. La ville a bien fait de faire le choix de favoriser l’installation de coopératives qui regroupent des maraîchers et des cultivateurs de céréales proches de la ville et dans les villages. Aujourd’hui notre Cité des Géants est presque autosuffisante pour son alimentation qui est bien meilleure... Si on ajoute le choix qui a été fait de favoriser le retour de haies, de bois et de forêts en bordure de la ville et dans les villages comme à Mainvault et à Ormeignies, et de demander aux habitants de les gérer de façon durable dans les comités de village et de quartier ! Maintenant le chauffage des maisons est facile et meilleur marché. On peut même ramasser du bois mort gratuitement. Quel plaisir !”.

 

Grand’Mère approuve et ajoute que même si certains regrettent un peu les appareils électroniques et la facilité de consommation d'avant, ils reconnaissent qu'ils sont surtout heureux d'avoir retrouvé le plaisir d'être ensemble et de vivre plus harmonieusement dans un même quartier.

 

L’amie de Grand’Mère intervient à son tour : “Savez-vous aussi qu’ils ont dû recycler la moitié du personnel de la police en entraîneurs sportifs?... La délinquance, on n’en parle presque plus!“

 

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Il est maintenant midi sonné. Le papa et la maman de Clara et Valentin doivent terminer leur matinée de travail à la coopérative pépinière athoise du Faubourg de Bruxelles.

 

Cette entreprise a pris la place d'une ancienne zone commerciale. Il faut dire qu'avec la diminution progressive du nombre de voitures, les grands parkings et les surfaces commerciales ont été réaffectés à des entreprises locales: serres et pépinières de légumes s’y sont installées en pleine ville.

 

Plus besoin de voiture pour faire ses achats, ni de camions pour le transport. Ouf, on respire aujourd’hui!

 

On y trouve par exemple des légumes à repiquer, de la farine des moulins de Moulbaix et d’Ostiche, mais aussi des œufs issus des poulaillers nourris avec les restes de cuisine ou avec du grain des fermes environnantes. On y élève aussi quelques canards et lapins en plein air, mais ce n’est plus comme au temps où on mangeait de la viande tous les jours...

 

Toute cette nourriture locale et bon marché est maintenant biologique et de saison depuis que l’on a montré que les engrais et pesticides ne sont pas nécessaires. Ces changements dans la qualité de l'alimentation et de la vie se sont accompagnés d'une augmentation de la biodiversité et d’une diminution spectaculaire des maladies et des dépenses de sécurité sociale, c’est le Ministre de la Santé, de la Nature et des Finances qui doit être heureux!

 

L’heure du retour a sonné ! Grand’Mère et Grand’Père saluent leur amie et appellent les enfants pour rentrer à la maison. En chemin, ils longent la Dendre et le canal Ath-Blaton où l’eau est maintenant tellement propre qu’à côté des pêcheurs, certaines zones sont aussi réservées aux jeux d’eau et à la baignade.

 

Clara demande : “Hé, on pourra venir faire un tour en Pédalo cet après-midi ? Il fait tellement beau !”

 

Et Valentin qui répond : “ Ah non, moi je voudrais aller au concert, je ne veux pas aller dans l’eau, je ne sais pas nager !”

 

Grand’Mère leur répond qu’il faudra en parler avec Papa et Maman, car cet après-midi elle voudrait faire de la peinture avec ses amies et que Grand’Père donne des cours de jardinage à la maison de quartier.

 

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La maison est en vue, Papa et Maman sont déjà arrivés. Ils sont au potager pour prendre quelques feuilles de salade, de menthe et des tomates pour le dîner. Clara et Valentin courent les embrasser. Grand’Père ouvre une bouteille de jus de pomme de l’Esplanade et une bouteille de vin de fruits. On sort la table, les chaises et le parasol. Le repas promet d’être savoureux.

 

Le temps passe agréablement. Grand’Père et Grand’Mère vont quitter la famille pour se rendre à leur activité de l’après-midi.

 

Au moment de les embrasser, Valentin demande : “Mais Grand’Père? dans ton histoire ce matin, tu ne nous a pas dit comment vous aviez fait pousser si vite les plantes dans les rues et sur les maisons ?”

 

Grand’Père échangea un regard malicieux avec Grand’Mère et dit « Ça, c'est une autre histoire... que je vous raconterai une prochaine fois... ».

 

JD.

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